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12 janvier 2020 7 12 /01 /janvier /2020 15:50

Œdipe (en grec ancien Οδίπους / Oidípous, « pieds enflés ») est un héros de la mythologie grecque. Œdipe est principalement connu pour avoir résolu l'énigme pour s'être rendu involontairement coupable de parricide et d'inceste.. À l'époque contemporaine, la figure d'Œdipe a également été utilisée pour illustrer le complexe dit d'Œdipe en psychanalyse.

La légende d'Œdipe a inspiré le drame de Sophocle, Œdipe roi, est selon Freud le plus à même de mettre en images le désir universel et inconscient que tout enfant ressent ; pour Roger Perron, il désigne « le réseau des désirs et des mouvements hostiles dont les objets sont le père et la mère, et des défenses qui s'y opposent ».

Le complexe d'Œdipe, parfois contracté dans l'expression « l'Œdipe », est un concept central de la psychanalyse. Théorisé par Sigmund Freud, il est défini comme le désir inconscient d'entretenir un rapport sexuel avec le parent du sexe opposé (inceste) et celui d'éliminer le parent rival du même sexe (parricide - matricide). Ainsi, le fait qu'un garçon, de façon inconsciente, soit amoureux de sa mère et désire tuer son père répond à l'impératif du complexe d'Œdipe.

Personne n’y échappe et demande à être compris car les conséquences sont, souvent, néfastes : impuissance partielle ou totale, frigidité, timidité, échec incessant, hostilité intérieure, peur continuelle d’être désapprouvé, sentiment d’infériorité, sensation d’être désarmé dans la vie, homosexualité masculine ou féminine, etc. Comme nous le constatons c’est l’apparition du lac noir de l’angoisse. Il apparait souvent durant l’enfance. 

S’il existe une harmonie entre les parents et enfant, le complexe d’Oedipe disparait. N’oublions jamais que l’enfant perçoit inconsciemment les tensions au sein du couple. Si ces tensions perdurent, le complexe se prolonge jusqu’à l’âge adulte tout en montrant de multiples visages.

Nous avons la balance suivante :

mère            père           

 

         Enfant

La constellation familiale sera parfaite si les 3 éléments sont en harmonie. En cas de désaccord, de tension, il y a déséquilibre de l’un des plateaux et c’est l’enfant qui en fait les frais.

Conduire la barque de la vie est difficile, surtout lorsque les circonstances deviennent  plus ou moins houleuses, même avec deux rames. Alors la diriger avec une seule, devient un tour de force.

Si l’un ou l’autre des parents est trop dominateur ou trop faible, l’enfant montrera des faiblesses physiques ou psychologiques lors de son adolescence et sa vie d’adulte, le doute, le manque de confiance, la timidité font leur apparition.

Rappelons-nous la légende.

Œdipe a épousé sa mère Jocaste et a tué son père Laios.  Il s’est crevé les yeux pour se punir. Que nous apprend cette légende lue au second degré.

Supposons que le petit garçon désire sa mère « pour lui tout seul », il a un rival – son père. Il en devient jaloux : il souhaite inconsciemment ou non que le père lui  laisse entièrement sa mère. Comment ?

Le garçon

Son comportement

 

Il aime sa mère, il la veut pour lui tout seul.

Il devient jaloux de son père et veut l’éliminer

Eprouve du remords envers son père

Se sent coupable.

 

La fille

Son comportement

 

Elle aime son père, elle le veut pour elle seule

Devient jalouse de sa mère et veut l’éliminer

Eprouve du remords envers sa mère

Se sent coupable.

Conduire la barque de la vie est difficile, surtout lorsque les circonstances deviennent  plus ou moins houleuses, même avec deux rames. Alors la diriger avec une seule, devient un tour de force.

Si l’un ou l’autre des parents est trop dominateur ou trop faible, l’enfant montrera des faiblesses physiques ou psychologiques lors de son adolescence et sa vie d’adulte, le doute, le manque de confiance, la timidité font leur apparition.

Rappelons-nous la légende.

Œdipe a épousé sa mère Jocaste et a tué son père Laios.  Il s’est crevé les yeux pour se punir. Que nous apprend cette légende lue au second degré.

Supposons que le petit garçon désire sa mère « pour lui tout seul », il a un rival – son père. Il en devient jaloux : il souhaite inconsciemment ou non que le père lui  laisse entièrement sa mère. Comment ?

Le garçon

Son comportement

 

Il aime sa mère, il la veut pour lui tout seul.

Il devient jaloux de son père et veut l’éliminer

Eprouve du remords envers son père

Se sent coupable.

 

La fille

Son comportement

 

Elle aime son père, elle le veut pour elle seule

Devient jalouse de sa mère et veut l’éliminer

Eprouve du remords envers sa mère

Se sent coupable.

 

Comportements chez le garçon

 

Vis-à-vis de la mère

Vis-à-vis de son père

 

L’enfant est attaché organiquement et psychologiquement à sa mère (soins, attentions, tendresse)

 

 

Le garçon veut sa mère pour lui seul.  Il en désire la possession total afin d’assouvir ses besoins physiques et psychologiques

Il découvre peu à peu la signification du père.  Il comprend qu’il n’est pas le seul à aimer sa mère. Son père devient son rival.

 

L’enfant désire épouser sa mère, c’est-à-dire concrétiser la possession complète de sa mère

Son père est devenu un adversaire, le garçon en est jaloux mais il est dans l’incapacité d’éliminer ce concurrent puissant. Le garçon, en ces moments, repousse agressivement son père.  Il est désobéissant, cynique, moqueur, etc..

 

Le garçon modifie sa manière d’aimer. Au lieu de vouloir la posséder entièrement il tend à la protéger.

Il devient indépendant, se détache « mentalement » de sa mère. Sa personnalité virile s’affirme.

 

Il reste en compétition avec son père tout en admirant sa force – sous tous les aspects physiques, intellectuels et moraux- Il l’imite, désire l’égaler et même le dépasser.  Il joue à l’homme.

Il devient indépendant.  Il n’est plus en compétition avec le père puisqu’il s’est détaché de sa mère.

 

Il se tourne vers les autres femmes.

 

Sa virilité normale est achevée.

Il se marie normalement

 

 

Comportement chez la fille

Vis-à-vis de la mère

Vis-à-vis de son père

 

L’enfant est attaché organiquement et psychologiquement à sa mère. Elle veut sa mère pour elle toute seule puisqu’elle en reçoit sécurité et bien être.

Le père est un rival puisqu’il bénéficie lui aussi de la tendresse et des soins de la mère.  L’enfant est déjà jalouse de son père.

 

Ici, retournement de la situation

La mère devient une rivale puisqu’elle bénéficie aussi de la protection et de l’amour du père. Elle repousse agressivement sa mère.

 

Le père apparait comme une force, un guide, un rayonnement viril.  Elle désire épouser son père.

Elle est en compétition avec sa mère dans la possession du père.  Mais elle tend à imiter sa mère. En quoi ? En séduction.  Observation de la mère dans la gestuelle, les mimiques, les regards… Elle va même tenter d’être plus jolie que sa mère – plus de quinze ans d’écart, cela aide. C’est l’époque où l’adolescente se moque de sa mère et tente de l’abaisser aux yeux du père et des autres mâles – voisins, oncle, cousins …Elle aspire à dépasser sa mère en séduction.

 

Elle le place sur un piédestal.  Le père devient parfois un dieu à ses yeux.

Nous arrivons à l’âge adulte

Elle n’est plus en compétition avec sa mère. Elle devient indépendante et considère sa mère comme une amie

Elle considère son père autrement.  Il redevient un père aimé mais non un homme absolu.

 

Sa féminité est achevée

Elle quitte « mentalement » son père et se tourne vers les autres hommes.

 

 

Elle se marie normalement.

La durée de la crise du complexe d’Œdipe dure en générale de 15 à 18 ans.

Examinons la sexualité.

C’est un instinct comme l’instinct de conservation, tout à fait normal.  Il ne doit pas être confondu avec la génitalité qui apparait à la puberté et devient « désir sexuel » et conscient. Chez la fille les menstruations surviennent entre 10 et 14 ans. Elle prend conscience qu’elle peut devenir mère et c’est souvent un choc émotionnel : la mère devient une rivale et aussi elle prend conscience de son rôle futur.  Ce qui fait qu’elle devient plus mature qu’un garçon au même âge. D’ailleurs les adolescentes sont plus attentives aux cours des professeurs que les garçons qui ont souvent 24 à 36 mois de retard sur leur développement intellectuel et maturité émotionnelle par rapport à la fille. 

Nous pouvons voir aussi à cet âge, chez les garçons vers 14 ans tout comme chez la fille, la génitalité manifester leurs désirs d’inceste. Ces pulsions instinctives sont aussi naturelles que le désir de boire ou manger. Il est donc logique que la sexualité diffuse apparaisse dans l’opposition des sexes de même famille. Il arrive parfois que ce désir d’inceste se déplace, voire se réfugie et se focalise entre frère et sœur.

Nous savons que les organes sexuels ont une signification physique aussi bien sociale et affective.

Pour le garçon, posséder un pénis signifie qu’il doit être capable de percer, aussi bien dans le sens sexuel que social (faire montre d’une capacité active de pénétration dans la société, faire montre d’agressivité normale tournée vers le dehors, faire montre d’ambition et d’une certaine responsabilité et de maturité afin de se dépasser, de vouloir faire reculer son seuil de Peter, satisfaire son besoin de reconnaissance…)

Notons aussi que l’homme doit pouvoir également se tourner vers l’intérieur (en développant ses qualités féminines inconscientes – imagination, supposition, création etc.

Pour la fille, la matrice permet à la femme de « s’ouvrir » sexuellement et socialement (s’ouvrir à autrui, posséder la capacité « d’accueillir », donc de comprendre, de rassurer, de motiver, d’être cette pleine Lune qui éclaire la nuit noire, d’être celle dans laquelle on peut se réfugier afin de mieux repartir…

Quant à la femme, elle doit aussi développer ses qualités masculines inconscientes tournée vers l’extérieures – logique, choix, prédilection etc.

Le garçon envers sa mère

Cependant, si dans le couple, existe une disharmonie ou perçue comme telle par l’enfant, à l’adolescence, peut naître un comportement déviant.  Rappelons-nous la balance ci-dessus. Selon où celle-ci penche, il peut y avoir fixation et dans ce cas :

Le fils se fixe à sa mère – le père est absent - (rôle de la mère pour le garçon)

          S’identifie à sa mère

          Devient comme sa mère et peut -----à devenir féminin.

Voyons cet autre schéma :

Mère-à  garçon--à Père faible ou absent.

Nous savons que le garçon doit entrer en rivalité avec le père. C’est indispensable et son développement est à ce prix. Le père doit être un exemple pour le fils.  Or ici le garçon ne peut entrer en compétition, il ne peut entrer en lutte avec une virilité paternelle qui n’existe pas. De plus la mère qui n’a pas de mari (absent physiquement ou moralement), canalise son attention sur le garçon déjà dévirilisé. Le garçon risque donc de s’accrocher à la mère : il y a donc un double accrochage, de la mère vers le fils à qui elle « vole » le pénis, et du fils vers la mère qui devient alors la Femme unique, la Femme idéale vers laquelle se dirige tout l’amour du fils.

La sexualité instinctive du garçon est liée au respect absolu envers la mère et cet amour-respect s’étend à toutes les femmes.

Arrivée à l’âge adulte, il tente de se tourner vers les autres femmes et là il transpose l’amour pur toujours ressenti envers la mère sur la femme.  Il est alors incapable de réaliser ce qui est différent et ce que cela représente  entre l’amour et l’action sexuelle : pour lui l’amour qu’il éprouve devient respect absolu envers la Femme idéale qui lui « interdit » toute relation sexuelle normale.

Ainsi la loi :

Amour = Affection respectueuse + sexualité + génitalité.

Devient :

Amour = Affection + respect absolu avec interdiction génitale – très rapidement.

Si le père est dominateur.

Imaginons un garçon qui va, face à un père autoritaire, éprouver de l’agressivité et de la jalousie. Il veut lui ressembler et surtout le dépasser.

Tout homme – ou femme - dictatoriale ou despote est une personne faible. Tout autoritarisme est la substitution de la faiblesse, et pour celui qui est faible, l’autoritarisme est une compensation.  La compétition entre le garçon et le père devient impossible.  Ou bien le garçon a trop peur de son père et se réfugie chez sa mère, ou bien il ressent au fond de lui-même la faiblesse réelle de son père et sa mère devient son unique sécurité. Malgré l’apparence, l’enfant « sent » sans pouvoir expliquer pourquoi, cette personne – son père – est faible.

Cependant, l’enfant ne peut voir, à priori, cette faiblesse cachée.  L’enfant ne voit que l’apparence ce qui va donc déclencher des remords et de l’angoisse (sans que l’enfant – garçon ou fille - en prenne conscience). Comme il se sent coupable – car il recherche une valorisation personnelle face au père -, il va donc essayer d’avoir son pardon.  Il va donc devenir plaisant à son père en obtenant son approbation et son indulgence, voir son admiration.  Le garçon devient « sage » en évitant de jouer à l’homme. De ce fait il se dévirilise.  Celui-ci va se fixer à sa mère.

Cela peut aller plus loin lorsque le père autoritaire devient le symbole de Cronos. Celui-ci va imposer sa vision professionnelle, va imposer sa loi et ses coutumes. Il faut obéir à la SA tradition, à LA famille et interdira à sa descendance la jouissance de sa création – entreprise sous toute ses formes – d’en jouir tant qu’il sera là. L’héritier devient Cronos à la mort du père.

Quant à la fille, qui, elle, rêve d’amour, sa vision se détériore.  Bien qu’elle soit moins menacée que le garçon avec un père autoritaire, elle peut développer un infantilisme sexuel, elle aura tendance à se masculiniser. (Voir la castration)

Si la mère est dominatrice

Toute éducation où le père est « manquant » ou absent demande un grand tact. La mère doit aimer son enfant sans s’accrocher à lui, ce n’est pas simple puisque tout l’amour de la femme et de la mère est reporté sur l’enfant : risque d’étouffement.  Pas seulement, le garçon peut inconsciemment sécuriser sa mère et donc elle peut alors faire tout pour qu’il reste « son petit trésor, son petit garçon » le plus longtemps possible : elle aura tendance à féminiser son fils afin qu’il reste auprès d’elle. La mère prend l’importance du père, c’est-à-dire qu’elle s’approprie le sceptre de l’autorité parentale. Le garçon n’a pas d’exemple viril qu’il puisse imiter et dépasser.

Et dans le cas de la fille, normalement attiré par le père et encore plus si la mère est en défaveur : la fille s’accroche à son père, se fixe à son père. Elle devient comme son père et devient masculin, elle veut « percer » sans en avoir la possibilité (elle n’a pas de pénis de l’homme), elle devient Hécate, incapable d’éclairer, de rassurer, elle devient l’âme descendue au séjour de l’enfer pour son environnement. N’oublions pas que pour la fille, la mère est la référence comportementale envers le sexe masculin et comme elle le rejette il y aura ambiguïté : « qu’est-ce que je peux prendre et ce que je dois rejeter ? », elle ne peut le savoir. Elle ignore ce qu’elle est et ce qu’est le rôle de la femme sur les différents plans autres que sexuels. Si la fille n’a pas d’initiatrice féminine dans son environnement, elle aura des difficultés d’adaptation à sa vie d’adulte. Il y a de très fortes chances qu’elle manque d’assurance ou deviendra comme la mère  autoritaire avec une tendance à la tyrannie sur certains sujets et risquera de manquer d’adaptation et ou d’ouverture aux autres.

Dans le cas extrême, nous pouvons aussi percevoir le complexe de Diane étudiée ci-dessous.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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12 janvier 2020 7 12 /01 /janvier /2020 15:48

Le père fait défaut, et nous avons constaté qu’il est impératif pour le garçon d’entrer en compétition avec le père, alors, le père n’est pas un « rival » et le garçon n’a aucun « terrain d’entrainement » et émerge souvent le risque que le garçon soit élevé dans les jupes de sa mère s’il est couvé par elle. Souvent il devient incapable de réaliser l’entente entre Amour et action sexuelle, chez lui ces deux notions sont ambiguës. Et il obéit à cette nouvelle loi qu’il a fait sienne inconsciemment où normalement nous avons :

Amour = affection respectueuse + Sexualité + Génitalité

Qui devient donc :

Amour = affection + respect absolu avec interdiction génitale (souvent constaté : éjaculation précoce ou encore devient le type même du don Juan)

Mère--à garçon--à Père absent = mère qui prend la place du père et peut être despote, dictatoriale, exigeante.

Ici la mère symbolise l’Archétype de l’Autorité – mais elle ne sait pas utiliser correctement cette autorité puisque génétiquement ce n’est pas son rôle. Nous l’avons vu que son rôle est différent de celui de l’homme. C’est ainsi qu’elle peut s’approprier symboliquement le pénis du fils. Nous pouvons constater, par exemple, que le fils pour la mère poursuit ses études le plus loin possible alors que l’enfant ne le souhaitait pas. Dans ce cas-là, le fils est le concept, le représentant de la mère qu’elle ne peut être physiquement et mentalement.

Toute éducation où le père est « manquant » ou absent demande un grand tact. La mère doit aimer son enfant sans s’accrocher à lui, ce n’est pas simple puisque tout l’amour de la femme et de la mère est reporté sur l’enfant : risque d’étouffement.  Pas seulement, le garçon peut inconsciemment sécuriser sa mère et donc elle peut alors faire tout pour qu’il reste « son petit trésor, son petit garçon » le plus longtemps possible : elle aura tendance à féminiser son fils afin qu’il reste auprès d’elle. La mère prend l’importance du père, c’est-à-dire qu’elle s’approprie le sceptre de l’autorité parentale. Le garçon n’a pas d’exemple viril qu’il puisse imiter et dépasser.

La fille envers la mère.

Si la mère démontre une supériorité sur son mari, la fille, recherchera un modèle de mari identique à celui de sa mère et désirera épouser un père faible. Non seulement, dans son environnement professionnel, elle fera tout pour devenir la cheffe de son domaine de compétence et deviendra une femme dominante ayant barre sur ses subordonnés surtout si ce sont des hommes qu’elle ravalera au niveau de sous-produit. Souvent Amazone, rêvant d’une société matriarcale et ne préférant à leur côté que des hommes estropiés (psychologiquement) avec cependant la possibilité de leur donner un enfant. Chez la femme, même autoritaire, le désir de procréer reste primordial.

Les personnes épuisantes

Petite aparté sur ces mangeurs d’énergies que sont ces personnes faibles qui compensent leur manque de respectabilité par de l’autoritarisme et ont donc besoin de se montrer avec un masque. Ces personnes – homme ou femme - éprouvent le besoin de dominer. On rencontre souvent ces traits de caractères dans leur comportement : autoritaires, dictatoriaux, maniaques, trop exigeants, jamais content, tatillons, boudeurs, jaloux, susceptibles voire haineux.

Souvent ces personnes avancent dans la vie munis d’un masque de bonté.  L’enfant ne peut alors décharger son hostilité, il ne peut que refouler sa colère. Combien de parents jouent au martyr pour mieux obtenir ce qu’ils veulent ? Combien s’accrochent à leur enfant et le couvent afin qu’il ne s’éloigne pas. Apparaissent, au fil du temps, de la culpabilité, des angoisses qui vont corrompre la psyché de l’enfant – garçon ou fille : leur Sur-moi va se polluer. L’enfant doit s’adapter et c’est particulièrement difficile car l’enfant reste sur ses gardes, ayant sans arrêt un œil sur le représentant de l’Autorité à la maison : l’enfant craint les conséquences de ses paroles, de ses actes,  trop souvent objets de critiques. Il lui est impossible de décharger son hostilité émotive – qui va le ronger de l’intérieur au fil du temps. Il ne faut pas oublier que ces cohabitations – parents autoritaires/enfants - durent souvent des années, heure après heures, semaines après semaines… Il s’ensuit un épuisement, une diminution voire l’anéantissement de la personnalité chez l’enfant. Il lui est impossible d’être lui-même, impossible d’être spontané, infériorisation et frustration sont son lot quotidien, suppression de la responsabilité, il est irréalisable, pour lui, de devenir adulte, chimérique de devenir autonome. La peur est devenue son maître. Ce scénario est le même chez un adulte dont le supérieur – homme ou femme – fait preuve d’autoritarisme.  Il perpétue l’habitude de soumission de l’enfant, de l’adolescent. C’est normal, d’une manière générale, l’enfant admire celui qui représente l’Autorité. Bien que parfois on aperçoit des tentatives de dépasser la ligne rouge et de braver l’interdit mais vite l’enfant rentre dans le rang par peur d’être rejeté.

Avec une mère nous avons déjà un problème car ce n’est pas son rôle. Nous l’avons vu dans le couple normal, la femme propose et l’homme choisit, elle est l’imagination,  elle représente la création alors que le père représente le choix, la raison. En cas de père manquant ou absent, elle est à la fois père et la mère : elle est seule à conduire la barque dans une mer houleuse. Mer houleuse car l’enfant grandit et se cherche en se comparant à qui ? Si l’enfant est un garçon, sa vision est altérée, et quant à la fille, elle se pose une question entre ce qu’elle ressent au plus profond d’elle-même et l’exemple de la mère. Dès que l’autoritarisme apparait, le risque de rébellion – et qu’importe la forme – émerge, et le doute, sur la bonne orientation à prendre, surgit : qu’elle est la bonne réponse à apporter face à cette pratique ? En cas de divorce, la femme, soit rencontre un nouvel homme présentant des faiblesses envers la femme, souvent similaire au précédent (et il n’est pas impossible que celui-ci ait une tendance homosexuelle). Il n’est pas rare qu’elle « attire » des hommes ayant des névroses analogues au précédent, au cours de leur vie, ou restera célibataire parce qu’elle répudie leur féminité et déteste l’homme.  Et si c’est l’homme qui est tyrannique, il n’est pas rare, que la femme recherche un homme similaire. Un père faible donc autoritaire orientera la fille vers un homme semblable à lui. Tout comme le fils lui aussi dérivera vers une femme ressemblant à sa propre mère.  L’éducation chez cet enfant est plus de l’ordre du dressage qu’éducatif. On a tendance à reproduire ce que l’on a appris et ou subi.

Imaginons un garçon qui va, face à un père autoritaire, éprouver de l’agressivité et de la jalousie. Il veut lui ressembler et surtout le dépasser. Quant à la fille, elle qui rêve d’amour, sa vision se détériore face à une mère autoritaire. Ce qui va donc déclencher des remords et de l’angoisse (sans que l’enfant en prenne conscience). Comme l’enfant se sent coupable, il va donc rechercher le pardon de l’Autorité – père ou mère. Il va donc devenir plaisant, à celui qui détient l’Autorité – aux yeux de l’enfant - en obtenant son approbation et son indulgence, voir son admiration.  Ce garçon devient « sage » en évitant de jouer à l’homme.  De ce fait il se dévirilise.  Celui-ci se fixe à sa mère. Quant à la fille, comme nous l’avons vu, va adopter le comportement de la mère pour conserver l’homme qu’elle épousera.

 

Comportement de ce garçon.

Vis-à-vis de la mère

Vis-à-vis de son père

(ou son représentant)

 

Il veut sa mère pour lui seul, il désire épouser sa mère

Le père devient un rival dans la possession de la mère.

Il repousse agressivement son père.

Il est désobéissant, cynique, moqueur mais il admire néanmoins son père.

Chemin a--à normal

Désire toujours la possession totale de sa mère

Refuse inconsciemment la présence de son père

Il le rejette inconsciemment.

Remords et angoissent apparaissent.

Il se sent coupable vis-à-vis de son père sans savoir pourquoi. 

Il désire obtenir le pardon.

 

S’accroche à sa mère

Il doit empêcher l’opposition de « mâle à mâle ».  Il se dévirilise. 

Il se place en dessous de son père.

Il le flatte, il s’abaisse pour obtenir l’indulgence et la sympathie.

 

Devient de plus en plus féminin.

Se fixe à sa mère (ou à celle qui la représente dans son couple c.a.d son épouse qui est la copie conforme de sa mère, celle qui le domine d’une manière ou d’une autre.

Apparaissent tous les travers comportementaux et sexuels.  Souvent il essaiera de faire ressortir ses talents professionnels mais en craignant que l’on découvre son angoisse qu’il réprime.

 

Arrivé à l’âge adulte nous verrons souvent apparaître ce comportement.  Le jeune homme « transposera » son père sur tous les hommes qu’il juge supérieurs à lui, il se sent féminin et inférieur.  Il se place automatiquement en dessous de l’homme (père transposé) qui se trouve devant lui. Pour tout adulte atteint de ce complexe, tout supérieur devient un rappel du père. De plus une sensation de culpabilité (d’être en faute) ne les quitte jamais. Il se sent mal à l’aise ou est impuissant devant les responsabilités et les décisions, il se sent sans cesse coupable. Il n’est donc pas rare de voir apparaître chez cette personne des troubles obsessionnels pour se rassurer.

Puisque l’homme atteint de ce complexe est hanté par son infériorité, il peut aussi être hanté par l’idée de puissance.  Il apparait alors comme un homme sec, cassant, dominateur, matamore. S’il est promu cadre, soit il va très vite souffrir d’une dépression – se montrer le contraire de ce que l’on est demande une énorme quantité de force émotive qui s’épuise souvent rapidement - ou pire certains peuvent avoir une attaque cardiaque ce qui lui procurera un merveilleux costume de respectabilité (Il sauve, ainsi, la face vis-à-vis de l’entourage).  Mais bien sûr ce costume de respectabilité à un coup : une dévirilisation, excuse d’impuissance, voire d’homosexualité latente. D’une manière générale, ces personnes ont un manque notoire de confiance en elle et une forte trouille d’être pris en faute. On retrouve souvent ces cadres ayant un management à la schlague qui est pour eux le seul moyen de se sécuriser face à  leur supérieur mais au détriment du subalterne qui en fait les frais.

Chez la fille qui se sent dévalorisée face au garçon, à l’homme, elle va avoir une gamme de sentiments d’infériorité et de culpabilité. Elle aura peur de l’amour, peur de l’homme, peur de la maternité et des responsabilités.  Dans son union elle se montrera souvent frigide et souvent en compétition inconsciente et agressive avec son mari…  à moins qu’elle reste une femme-enfant et ici, son mari prend les traits du père. Cette façon d’être est contraire à sa raison d’être une femme aimante, accueillante qui rassure.  Pourtant jamais elle ne sortira de cette zone de confort qui la rassure elle au dépend de son environnement.

Comportement de la fille.

Vis-à-vis de sa mère

Vis-à-vis de son père

 

La mère devient une rivale ;

Elle repousse agressivement sa mère.

(comme dans le mécanisme normal)

Le père apparait comme une force, un guide.

Elle désire « épouser » son père.

 

Refuse inconsciemment la présence de sa mère. Elle l’a rejette inconsciemment.  Remords et l’angoisse apparaissent.

 

Désire la possession totale de son père qu’elle place sur un piédestal

Elle se sent coupable vis-à-vis de sa mère, mais sans savoir pourquoi.  Elle désire obtenir son pardon – mais c’est souvent refoulé.

Elle se place en « dessous » de sa mère, en devenant « masculine » elle ne risque pas l’opposition de femme à femme.

Elle s’accroche à son père.

Elle tente d’égaler son père pour obtenir son admiration. Elle se masculinise. Elle tentera par exemple de l’égaler dans certaines de ces hobbies.

Ou bien

Pour obtenir le pardon et la sympathie de sa mère, elle redevient une petite fille : c’est la « femme-enfant »

Elle se féminise à outrance pour obtenir la protection absolue et l’affection totale du père.  Elle devient

la « femme-enfant »

 

A l’âge adulte

Masculinisée, elle cherche à dominer les autres femmes tout en se sentant inférieure à elles.

Masculinisée, elle a plus ou moins horreur de l’homme normal – cela peut aller chez certaines jusqu’à la haine de l’homme. C’est le cas de certaines femmes frigides.

 

Ou bien

Femme-enfant, elle cherche la tendresse et la protection avant de chercher l’amour proprement dit qui lui est impossible.

Nous voyons l’importance d’un milieu familial normal avec une virilité naturelle chez le père et une féminité sans accrochage chez la mère.  On peut dire que  si le complexe d’Œdipe apparait dix fois sur dix – puisque c’est une loi naturelle – il se liquide moins souvent qu’on pourrait le croire.  Souvent les traces sont plus ou moins profondes.

Le complexe de castration.

La masculinisation à outrance de la femme peut avoir plusieurs causes dont le complexe d’Œdipe. Voici deux autres causes  celui de Diane et celui de Caïn :

Le complexe d’Œdipe entraîne souvent l’angoisse de la castration.

La castration désigne l’ablation des organes sexuels mâles.  Ce qui, pour une petite fille, on peut penser qu’elle ne puisse « être castrée ».  Et pourtant la petite fille va réagir et, ce, d’une façon déviante.

Nous avons vu que chez le petit garçon l’organe sexuel s’apparente à l’épée, au couteau, il perce, il entre dans le conflit, c’est aussi la clé qui entre dans la serrure et ouvre la porte pour connaître ce qui se trouve derrière. Will Buckner, anthropologue nous apprend que la combativité est surtout le fait des hommes et que les raisons de ce comportement sont biologiques et évolutives plutôt que culturelles. C’est donc le garçon qui doit percer dans la société. Le rôle de la femme est autre.

Alors si un parent voit son fils se masturber et lui dit : « si tu continues, je le « coupe » je vous laisse imaginer ce qui se passe dans la tête de ce garçon… honte certainement et…souvent bien pire, l’infamie.

On peut imaginer, alors, qu’il pense devenir une fille et donc que la fille est MOINS quelque chose par rapport à lui garçon.  Et donc jamais il ne pourra se mesurer avec son père qui un jour devra devenir son modèle.

Imaginons que la sœur assiste à la scène. Que peut-elle pensée ? Qu’elle est un garçon castré « avec une grande plaie en bas de son ventre » et va développer un sentiment d’infériorité ?

Nous avons aussi que certaines mères s’approprient le sexe de leur garçon.  Elle revendique un pénis qu’elle…. ne possède pas. Affectivement, émotionnellement, elle doit le trouver ailleurs, en l’occurrence chez le fils qui devient alors leur ornement phallique.  Le pénis du fils compense le regret de n’en pas en avoir et lui donne l’impression d’en posséder un. Bien entendu il est hors de question que le fils en soit le propriétaire, il n’en est que le dépositaire uniquement. L’attribut masculin est la propriété de la mère… Cependant elle vante la beauté et l’intelligence du fils. Il va de soi que toute femme « lorgnant » ce fils devient une dangereuse rivale…. En attendant, pour ce fils, ce ne sont que des gâteries dévirilisantes, autoritarisme doucereux et tyrannie déclarée et chantage affectif permanent.

La castration peut être prise au sens physique du terme : le jeune garçon subit la peur physique d’être mutilé.  Elle peut être prise au sens affectif : le jeune garçon craint que sa personnalité mâle en soit mutilée.

Avoir un pénis pour un garçon signifie qu’il doit être capable de percer aussi bien dans le sens sexuel que social, faire montre d’une capacité active de pénétration dans la société, faire montre d’agressivité normale tournée vers le dehors.

Alors que chez la fille, la matrice, son sexe, permet à la femme de « s’ouvrir » sexuellement et socialement (s’ouvrir à autrui, posséder la capacité d’accueillir, être celle dans laquelle on se réfugie – la maman qui encourage, qui pardonne et qui calme. La femme mariée a plusieurs casquettes : elle est la femme de son partenaire qui est son homme et, grâce à lui, elle brille, elle est l’amante qui partage son plaisir physique, elle est sa maman lorsque le partenaire a un coup de « blues », c’est elle qui enjolive son intérieur, la maison qu’elle décore, c’est elle encore qui l’inspire et lui qui tranche.

La castration signifie donc perdre les qualités de son sexe, subir une mutilation (de la personnalité), d’être « coupé » de ses possibilités naturelles :

  • Pour un homme : cesser d’être perçant et devenir féminin.
  • Pour une femme : cesser d’être ouverte au monde (et à l’homme) et devenir masculine.

Pour un garçon, soit il réalise son rôle d’homme en devenant pénétrant dans tous les sens du terme, ou bien il devient passif et pénétré avec tous les ralentissements sexuels et sociaux qui en dérivent. La tendance homosexuelle peut d’ailleurs en être une conséquence.

S’il est pénétré, le garçon possède un Moi faible. Dans cette situation Œdipienne, il craint d’être repoussé, châtié, castré par celui ou celle qui représente l’Autorité et de perdre ainsi sa personnalité virile (mentalement parlant il est atteint de l’angoisse de perdre son pénis et ce qu’il représente. Le garçon aura tendance à se soumettre, à se placer en dessous de l’Autorité en un mot à se féminiser. En même temps qu’il semble se soumettre, il refoule une considérable agressivité inconsciente qui peut, lors d’une thérapie se réveiller et, par exemple se manifester en coupant à la hache des jeunes arbres : enfin il tranche symboliquement –ce qu’il ressent, ce qu’il pensait être - avant de renaître à lui-même en prenant conscience de qui il est réellement.

Pour la fille le pénis étant un attribut mâle, on pourrait croire que la castration n’existe que chez le garçon.  Or, il existe aussi chez la fille. Chez la fille les qualités à développer sont l’ouverture (dans le sens social, comme dans le sens sexuel – sans oublier qu’elle est seule décisionnaire de cette ouverture dont elle choisit l’élu, son Seigneur - hors tentative de viol jamais désirée qui est représenté par le Saigneur dans tous les sens du terme).  Elle est comme un vase que la vie doit remplir. Le développement de la matrice doit se faire aussi bien au point de vue sexuel qu’au point de vue d’accueil de la vie. En effet la nature de la femme doit, en s’épanouissant, acquérir douceur et réceptivité.

La castration est synonyme de diminution et d’amputation des possibilités, des potentiels de chaque individu.  La jeune fille au lieu de s’épanouir, reste maigre et desséchée, comme dans les cas grave d’anorexie. Dans ce cas, au lieu de s’ouvrir, se ferme.  Il n’est pas rare qu’elle ait des règles douloureuses.

Dans la vie sociale, elle considère le mariage comme une domination et une suprématie agressive envers l’époux. Puisqu’elle n’est pas « ouverte », elle refuse d’être pénétrée par l’homme. Son refus s’étend au social.  Elle devient masculine soit perçante et dominatrice. Elle choisit des professions qui correspondent à son désir de « percer » qui l’égale au masculin tant convoité. Toute intrusion peut être ressentie comme une « pénétration », une mutilation, un viol (de sa personnalité).

Il n’est d’ailleurs pas rare qu’elle étouffe son mari auprès de l’enfant et si c’est un fils celui-ci se sentira féminiser par sa mère qui émascule son père. Alors que la fille voudra ressembler à cette mère afin d’éviter d’être écrasée. Il ne faut pas oublier que l’enfant est le résultat de la méiose entre deux branches familiales qui reproduisent ce qu’ils sont – non pas en apparence – mais psychiquement.

 

 

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12 janvier 2020 7 12 /01 /janvier /2020 15:47

Ne pas oublier que le phallus est un symbole de vie universelle, nous le constatons dans les religions primitives. Il est symbolisé par l’épée, le poignard, le sceptre et aujourd’hui par le révolver par exemple.

Lorsque la petite fille se regarde, elle constate qui lui manque quelque chose : ce phallus. Elle peut se sentir frustrée, elle peut penser qu’il poussera un jour.  Mais comme le zizi ne pousse pas elle se révolte et pense à une injustice, elle se sent infériorisée par rapport au garçon.  Elle peut alors réagir en détestant son propre sexe et en jalousant férocement le sexe masculin… Elle pourra dégager du mépris pour son propre sexe et en jalousant férocement le sexe masculin…

Elle a donc le désir intense de « compenser » son infériorité en devenant un homme : elle devient masculine. Pas n’importe quel homme, non, celui qui commande avec beaucoup d’autoritarisme, méprisant son environnement.

Elle est parfois une femme-chef en faisant marcher ses subalternes à la baguette… (Surtout les hommes puisqu’elle désir les inférioriser.) Elle est autoritaire et agressive.  Elle méprise SA féminité et déteste les hommes. Si cette femme se marie, elle est souvent frigide puisqu’elle méprise sa féminité.  Elle veut prouver sa supériorité « véritablement masculine ». Ce sont des femmes souvent très mécontentes et toujours insatisfaites.

Une chose peut les sauver : la maternité et surtout si c’est un garçon. Pourquoi ? Parce qu’ayant créé un enfant mâle, elles se sentent égales à l’homme. Mais restent des mères tyranniques et continuent de refuser leur féminité.  Ce qui occasionnera des désastres

Nous venons de voir que le Complexe d’Œdipe est un lac noir où l’Angoisse prend son extension.

Observons les différents signes et comportements qu’un homme peut montrer pour cacher l’angoisse qui agit en catimini dans sa psyché :

  • Difficultés ou impuissance sociales, sexuelles – parfois les deux à la fois.
  • Peur des femmes
  • Haine des femmes
  • Trop charmeur envers les femmes – complexe de Don Juan
  • Peur de la sexualité voir de la haine
  • Peur des instincts
  • Peur de se laisser aller
  • La sexualité n’est que rarement assouvie
  • Masturbations soit solitaires soit avec sa partenaire
  • Peur de responsabilités viriles (très remarqués chez les cadres) avec des compensations agressives : autoritarisme qui souvent se termine par un burn out ou crise cardiaque.
  • Féminité latente – parfois visible avec homosexualité.
  • Vantardise sexuelle
  • Besoin de salir la femme aux yeux des autres hommes.
  • Sensation de sécurité uniquement auprès des femmes plus âgées ou grande peur.
  • Haine de l’homme – devenu féminisé.
  • Peur de l’autorité
  • Besoin d’être accepté et aimé par l’autorité – chefs, groupements, armée…
  • Soumission permanente devant l’autorité
  • Révolte permanente devant l’autorité
  • Grande diplomatie, grande facilité de louvoiement, grands talents pour retomber ses « pates »
  • Sentiments puissants d’infériorité et de culpabilité.
  • Masochisme
  • Certaines formes d’altruisme ou de sacrifice
  • Certaines formes d’appartenances à des groupes masculins et « fraternels » (armée, église, groupe politique syndical, Franc-Maçonnerie…Il ne faut pas généraliser mais ces groupes ont tendance à les attirer car ces « clans » leur procurent une image que leur psyché leur ôte)
  • Recherche inconsciente de l’échec
  • Homosexualité latente ou déclarée
  • Besoin angoissant de recevoir des marques extérieures d’affection
  • Certaines formes de phobies ou d’obsessions
  • Peurs permanentes d’affirmer sa personnalité…

Bien entendu il en existe bien d’autres.

Observons les différents signes et comportements qu’une femme peut montrer pour cacher l’angoisse qui agit en catimini dans sa psyché :

  • Femme-enfant, capricieuse, pelotonnée sur elle-même
  • Trop charmeuse envers les hommes
  • Agressivité, autoritarisme, tyrannie latente ou déclarée.
  • Refus (conscient ou inconscient) de la maternité
  • Masculinisation (corps sec, étriqué, non épanoui)
  • Refus (conscient ou inconscient) de collaborer avec l’époux ; compétition agressive avec l’époux.
  • Refus de se « soumettre » à l’homme
  • Masturbations soit solitaires soit attouchement du partenaire
  • Frigidité
  • Soumission, masochisme moral
  • Sentiments d’infériorité
  • Sentiments de culpabilité diffus sans motif apparent.
  • Recherche d’hommes plus âgés
  • Recherche d’hommes qui va la « salir » physiquement ou émotionnellement
  • Besoin exagéré de dépendance ou d’indépendance avec tension entre ces deux aspects.
  • Homosexualité latente ou déclarée
  • Peur d’affirmer sa personnalité
  • Besoin permanent de marques extérieures d’affection et d’amour
  • Timidité
  • Besoin angoissant d’être acceptée par l’environnement
  • Formes de sacrifice ou d’altruisme
  • Certaines « vocations » d’apostolat.

Nous constatons que si l’Angoisse se cache, les comportements qui la masque sont divers et variés autant chez la femme que chez l’homme, parfois sont identiques.

Le complexe d’Œdipe est basé sur l’instinct et est tout à fait normal, comme boire et manger.  Cependant c’est aux parents de savoir l’orienter et ce n’est pas inscrit dans les cours scolaires…

Le complexe d’Œdipe entraîne souvent l’angoisse de la castration.

La castration désigne l’ablation des organes sexuels mâles. Ce qui, pour une petite fille, on peut penser qu’elle ne puisse « être castrée ».  Et pourtant la petite fille va réagir et, ce, d’une façon déviante.                                                  

La castration peut être prise au sens physique du terme : le jeune garçon subit la peur physique d’être mutilé.  Elle peut être prise au sens affectif : le jeune garçon craint que sa personnalité mâle en soit mutilée.

Avoir un pénis pour un garçon signifie qu’il doit être capable de percer aussi bien dans le sens sexuel que social, faire montre d’une capacité active de pénétration dans la société, faire montre d’agressivité normale tournée vers le dehors.

Alors que chez la fille, la matrice, son sexe, permet à la femme de « s’ouvrir » sexuellement et socialement (s’ouvrir à autrui, posséder la capacité d’accueillir, être celle dans laquelle on se réfugie – la maman qui encourage, qui pardonne et qui calme. La femme mariée a plusieurs casquettes : elle est la femme de son partenaire qui est son homme et qui grâce à lui elle brille, elle est l’amante qui partage son plaisir physique, elle est sa maman lorsque le partenaire a un coup de « blues », c’est elle qui enjolive son intérieur, la maison qu’elle décore, c’est elle encore qui l’inspire et lui qui tranche.

La castration signifie donc perdre les qualités de son sexe, subir une mutilation (de la personnalité), d’être « coupé » de ses possibilités naturelles :

  • Pour un homme : cesser d’être perçant et devenir féminin.
  • Pour une femme : cesser d’être ouverte au monde (et à l’homme) et devenir masculine.

Pour un garçon, soit il réalise son rôle d’homme en devenant pénétrant dans tous les sens du terme, ou bien il devient passif et pénétré avec tous les ralentissements sexuels et sociaux qui en dérivent.

S’il est pénétré, le garçon possède un Moi faible. Dans cette situation Œdipienne, il craint d’être repoussé, châtié, castré par celui ou celle qui représente l’Autorité et de perdre ainsi sa personnalité virile (mentalement parlant il est atteint de l’angoisse de perdre son pénis et ce qu’il représente. Le garçon aura tendance à se soumettre, à se placer en dessous de l’Autorité en un mot à se féminiser. En même temps qu’il semble se soumettre, il refoule une considérable agressivité inconsciente qui peut, lors d’une thérapie se réveiller et, par exemple, couper à la hache des jeunes arbres : enfin il tranche symboliquement avant de renaître à lui-même.

La castration est synonyme de diminution et d’amputation des possibilités.  La jeune fille au lieu de s’épanouir, elle reste maigre et desséchée. Dans ce cas, au lieu de s’ouvrir, se ferme.  Il n’est pas rare qu’elle ait des règles douloureuses.

Dans la vie sociale, elle considère le mariage comme une domination et une suprématie agressive envers l’époux. Puisqu’elle n’est pas « ouverte », elle refuse d’être pénétrée par l’homme. Son refus s’étend au social.  Elle devient masculine soit perçante et dominatrice. Elle choisit des professions qui correspondent à son désir de « percer » qui l’égale au masculin tant convoité. Toute intrusion peut être ressentie comme une « pénétration », une mutilation, un viol (de sa personnalité).

Il n’est d’ailleurs pas rare qu’elle étouffe son mari auprès de l’enfant et si c’est un fils celui-ci se sentira féminiser par sa mère qui émascule son père. Alors que la fille voudra ressembler à cette mère afin d’éviter d’être écrasée. Il ne faut pas oublier que l’enfant est le résultat de la méiose entre deux branches familiales qui reproduisent.

Examinons le complexe de Caïn.

Il se produit lorsque l’enfant pense perdre sa place unique dans l’affectation de ses parents, donc souvent à  la naissance d’un deuxième enfant.  L’enfant peut alors réagir avec une haine intense envers le ou la cadette. Souvent l’ainé refuse d’approcher et de câliner le bébé nouveau-né, il s’éloigne et exprime sa tristesse.

Pour l’ainé, le cadet représente un rival et pense (inconsciemment) à l’éliminer. Cela se traduit par de l’agressivité, des moqueries, des rivalités et des compétitions, rageuses, des disputes, et parfois des haines.

Selon comment vont réagir les parents face à l’enfant qui pense être délaissé, l’ainé peut développer des sentiments d’infériorité, de culpabilité, d’impuissance, d’hostilité.

Souvent, heureusement, ce complexe se transforme quand l’ainé protège le cadet. Ainsi le cadet devient inférieur à l’ainé qui conserve son rôle principal auprès des parents. Cependant, la rivalité se poursuit car nait ou peut naître un sentiment d’infériorité et parfois d’humiliation chez le cadet qui ne se sentirait pas reconnu par les parents ou du moins celui qui détient l’Autorité.

Il est certain que le climat familial va être le garant de l’équilibre ou du fiasco des relations futures dans la fratrie.

 

 

 

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28 décembre 2019 6 28 /12 /décembre /2019 12:59

D’abord  faisons un schéma.

1

Le conscient

 

2

Le subconscient

             Souvenirs, émotions plus ou moins oubliés, les habitudes

3

Le surmoi,  le refoulement et les complexes

4

 

La censure de l’éducation

                                            le bien et le mal

5

 

Le Moi

6

Les complexes et l’inconscient personnel – le ça

7

L’inconscient général

8

L’inconscient collectif

 

L’inconscient  est inconnu pour l’individu  qui ne sait pas les raisons de ses actions, ses comportements psychologiques et physiologiques. Cependant la plupart de ses agissements inconscients peuvent devenir conscients.  Ex : je suis inconscient des battements de mon cœur mais il suffit que je canalise mon attention sur eux pour que je les perçoive consciemment. De même, il me suffit que je pense à mon ami Florian et brusquement un flot de souvenirs remonte dans le champ de ma conscience.

Force est de constater que les souvenirs font partie de la zone inconsciente.

Certains ont laissé de la joie, d’autres des cicatrices que le subconscient a refoulées mais qui restent gravées dans la mémoire et peuvent produire des effets à notre insu. Certains souvenirs oubliés – le plus souvent involontairement ou par la puissance érosive du temps, et surtout par le fait que l’inconscient en mettant certains souvenirs « sous le tapis » évite que ceux-ci ne puissent entraver le cours de la vie – et cependant seront remonter à la surface à l’occasion d’une thérapie, de rêves, de chocs émotifs, etc.

Les habitudes ont aussi souvent leur racine dans l’inconscience. Par exemple lorsque l’on conduit, nous ne faisons plus attention lorsque nous changeons de vitesse – c’est devenu un réflexe, un automatisme, une habitude -, nous sommes donc concentrés sur la route ou lorsque l’on écrit, l’orthographe n’est plus vraiment notre préoccupation 1ère, c’est plutôt l’idée que nous voulons mettre en avant, faire ressortir, expliquer qui prévaut. Si l’effet d’une habitude – ici  conduire ou écrire – est souvent consciente par réflexe, il n’en est pas de même des motifs cachés comme la motivation ou les tics qui produisent ces habitudes. Par exemple les tics simples – sourire, plissement des yeux, des lèvres, haussement des épaules, ronger ses ongles sont souvent des informations sur le non-dit. Le Thao nous en donne une explication. « On façonne des récipients, plats et pots, c’est le Rien à l’intérieur qui fait l’utilité du récipient.  On perce des portes et des fenêtres aux maisons, mais c’est le Rien à l’intérieur qui fait l’utilité de la maison, nous dit Lao-Tseu. C’est-à-dire que l’extérieur nous révèle ce que l’individu ressent sans en avoir conscience. Ils sont révélateurs à l’observateur car ces gestuelles ne mentent pas alors que la parole peut être sous le contrôle de la conscience. Certains de ces gestes traduisent une situation affective ou physiologique tourmentée et peuvent être subtilement – voire insidieusement si l’on s’en sert pour un intérêt négatif – révélateurs lors d’une écoute active.

Notre inconscient est formé d’éléments psychologiques ainsi que de la sécrétion de nos glandes endoctrines et du fonctionnement de nos organes.  Il tient compte de notre hérédité, de notre ADN. Il prend sa source partout, de l’endroit géographique où nous sommes nés, la forme atavique à la naissance, le climat religieux et/ou culturel que nous partageons avec le groupe social de notre environnement familier, quotidien. Un Savoyard n’a pas la même idée du monde qu’un Breton par exemple. L’inconscient d’un Chinois n’est pas le même que l’inconscient français. Chez les extrême Orientaux, le vide à une signification.  Chez les Occidentaux, les faits causals ont la priorité. L’inconscient n’est pas facilement explorable.

Nous avons un inconscient inférieur, primitif et animal qui plonge, ses racines dans des milliards d’expériences humaines depuis son apparition sur terre. À ce jour, nous le constatons lors de batailles de « chefs », lors de la défense de son territoire (sous toutes ces formes)… À ce niveau, l’aspect spirituel et les interdits semblent absents. C’est l’inconscient animal qui régit l’action. Je prends cet exemple du mari que la femme trompe, risque de tuer l’amant. Pour cet homme, son épouse fait partie intégrante de son territoire.

C’est Jung qui nous fait nous poser la question sur un inconscient supérieur où l’homme est plongé dans les ondes qui le mettent en communication avec un univers spirituel pouvant être « capté ». Les derniers travaux de Max Planck sur la mécanique quantique le laisse entrevoir. La Matrix Divina (la matrice divine) est une sorte de réseau électrique ou mieux une sort de « filet quantique » qui relie notre univers tout entier et est constitué lui-même d’un maillage de nombre de ces filaments (synapses) qui sont aussi présents dans notre cerveau. Allons voir ce que nous dit la science.

Une conscience quantique ?

La conscience humaine intervient directement dans le processus de la mesure en physique quantique.

Les propriétés physiques d’un système quantique n’existent pas objectivement. Elles dépendent du dispositif expérimental mis en place pour mesurer ces propriétés physiques. Étant donné que ce dispositif a été installé par un être humain, de telles propriétés ne peuvent donc pas être séparées de la conscience humaine. Il n’y a pas de séparation entre l’objet et le sujet qui observe l’objet. En physique quantique il n’y a pas de réalité objective. Dans ce sens la physique quantique n’est pas une théorie réaliste. L’inconscience humaine intervenant directement dans le processus de la mesure en physique quantique, il semble normal de la considérer elle-même comme un système quantique. De plus, la tendance actuelle est de considérer que le monde, dans son ensemble, est quantique et que la “classicitée” apparente de ce monde n’est qu’une illusion. Par conséquent, la conscience faisant partie de ce monde, elle serait elle aussi quantique. Remarquons, comme il a été dit plus haut, que pour la conscience éveillée il y a une séparation entre les différents états quantiques “classiquement” possibles. La conscience est ainsi directement reliée aussi bien au monde quantique qu’au monde “classique”.

Il est clair que la conscience n’est pas un système classique. Elle est au moins un système quantique. C’est ce qui peut faire comprendre le système de la projection des émotions d’une personne sur une autre face à elle. L’individu projette sur l’autre ses propres sentiments, par exemple. De fait, certaines personnes, en regardant leur vis-à-vis, le visage qu’il voit ne fait que réfléchir leurs propres émotions comme le ferait un simple miroir : « tu as devant toi ton pire ennemi et ton meilleur ami » est un adage qui illustre parfaitement ce propos quand on  regarde son propre reflet sur une surface réfléchissante.

Il nous faut donc étudier un inconscient intermédiaire pour mieux comprendre et qui est susceptible de devenir conscient « le ça »

Le ça.

Qui n’a pas dit une fois : « cela – ou ça - est plus fort que moi, je ne puis m’en empêcher ». Je prends l’exemple d’une personne kinesthésie elle a besoin de toucher, elle dira lorsque je vois une belle robe je ne peux m’empêcher de toucher.

Ce « ça » est plus fort que moi se traduit donc : « il y a en moi quelque chose qui me pousse à accomplir telle ou telle action », alors que je n’en ai pas le désir conscient. Par exemple une personne qui va, plusieurs fois de suite, vérifier que sa porte d’entrée est bien fermée à clé. Elle n’a pas le désir conscient mais une poussée inconsciente l’y oblige.

Le « ça » est donc bien un rouage important et incontournable du subconscient. Il désigne l’ensemble des tendances orientant nos activités. Très souvent nous faisons des choix dont la raison profonde et originelle nous échappe, elle l’ignore, c’est « le ça » qui la commande :

- « je préfère prendre mes vacances à la mer plutôt qu’à la montagne… », Pourquoi ?,  Soit la raison ne sait pas, soit elle trouve une excuse « maquillée » ;

- « je suis attiré par cette femme alors que sa copine me laisse indifférente »

-  « j’aime cet homme mais je ne sais dire pourquoi ».

L’inconscient et le « ça » sont en rapport étroit puisque tous les deux forment un réservoir obscur des instincts, des habitudes, des souvenirs. Leurs actions réciproques sont phénoménales. Le « ça » est l’ensemble des faits psychologiques qui échappent momentanément à notre conscience.

Prenons cet exemple : j’ai une villa avec un jardin où se trouve un puits profond et donc dangereux. Je vais y mener mon très jeune enfant et je vais lui interdire, en grossissant ma voix, de s’en approcher et en même temps lui donner un claque sur les fesses. Il va pleurer.  Il n’en s’approchera plus et, dix ans plus tard, ne saura pas pourquoi il évite d’y aller. Une peur, qu’il ne peut définir consciemment, se réveille parce que profondément enracinée désormais. Il est incapable d’expliquer « en toute lucidité » son évitement, pourquoi il contourne le puits. Combien d’attitudes, de comportements avons-nous indiquant un rejet ou une joie auxquels nous ne pouvons, ni ne saurions, apporter une explication logique ?

Pour que ce « ça » remonte à la surface certains états particuliers sont nécessaires comme des rêves nocturnes, la psychanalyse,  l’hypnose par exemple.

Dans le « ça » se cachent beaucoup de souvenirs et de sentiments « oubliés ».  Or ces souvenirs et sentiments ont gardé leur charge émotive. Ils sont comme des « aimants » psychologiques dormant au fond de nous ; ils attirent invariablement et à notre insu et à eux les circonstances originelles qui s’y rapportent. Combien de fois nous rejetons une action subie ? Et, malgré un changement d’environnement, nous attirons encore et encore ces mêmes circonstances. Prenons cet exemple : Céline épouse un homme aisé mais qui a tendance à molester la femme.  Elle n’apprécie pas, elle divorce. Et là elle rencontre un autre homme, dans une autre région, qui aura le même défaut, pire, parfois, il portera le même prénom. Oui, pourquoi cette tendance à retrouver ces mêmes états inconscients ? Ou bien, quelque fois, c’est « quelque chose, des images, circonstances » qui apparaissent et vont faire remonter à nous des angoisses dont le rappel (qui a un lien avec cette chose ou image) n’est qu’un symptôme. Ce symptôme, donc « cette chose », n’est qu’un rappel à un traumatisme dont la cause est oubliée, donc refoulée, soigneusement cachée sous le tapis.

Pour l’exemple du puits et du petit garçon, ci-dessus, l’adulte évitera d’approcher tous les puits et chaque puits rencontré sera source de malaise. Ces répétitions sont à prendre au sérieux car elles sont le meilleur moyen de nous permettre de remonter à la source, au pourquoi initial et de comprendre, donc de se libérer de l’angoisse d’un trou ... Il ne faut pas oublier qu’un enfant ne sait rien de son environnement et que les traumatismes subis ne sont pas pour l’enfant devenu adulte, une image puérile. Son subconscient, lui, a conservé toute sa peur qu’  adulte, il ne peut approcher de ce danger.  Mais il ignore pourquoi. En effet un adulte qui s’approche d’un puits n’aura pas peur, alors pourquoi ce petit garçon devenu adulte lui a-t-il peur ?

Se pose aussi une question : le subconscient est-il moral ou immoral ?

Il  n’est ni l’un ni l’autre. Il regroupe l’ensemble de nos désirs, de nos tendances, de nos instincts. Le subconscient est en dehors de la morale, il l’ignore tout simplement. Il ignore même son existence. Il ne connait ni ne reconnait les conventions sociales, familiales, morales, éthiques, sexuelles.

Le subconscient souhaite, et le plus rapidement possible, satisfaire des besoins organiques – manger, boire, dormir, se reproduire, se chauffer, se vêtir – et psychologiques – aimer, être aimé, avoir le meilleure place, briller, être en sécurité, être reconnu…

Pour se faire, le subconscient agira par pulsions. Le « ça » indique souvent l’instinct à --- à faire ou -à avoir tandis que la pulsion sera la canalisation de cet instinct vers « l’objet » du désir. On peut imager et dire que l’instinct est le moteur, la motivation et la pulsion son bras.

Nous pouvons donc faire un parallèle entre l’instinct animal et l’instinct enfoui dans notre subconscient. Un animal, le renard, qui a faim, fera tout pour aller prendre la poule qui picore là.  Il a faim, donc il saute sur sa proie, tout comme l’humain SDF volera dans un supermarché une tablette de chocolat sans qu’intervienne l’interdit, pour satisfaire sa faim.

Le Moi.

Chacun a conscience de son propre « Moi » qui correspond à ce que nous pensons de notre personnalité.  Chacun dit « Moi je fais ceci, Moi je préfère cela etc.. ce qui implique que nous avons conscience de le faire personnellement et volontairement. Mais alors pourquoi avoir placé sur le tableau le « Moi » dans la couche subconsciente ?

  1. En 1er lieu l’enfant vit sur son subconscient instinctif son « ça ».  Il ne sait pas encore qu’il est né, encore trop près de sa maman, il ne dit pas – pendant de longs mois – « moi », « je », il parle de lui à la 3° personne.
  2. Et pendant ce temps, durant encore plusieurs mois, voire des années, les circonstances extérieures vont le « bombarder » d’impressions grâce à ses différents sens. Au départ, seuls les sentiments apparaitront puis il commencera à les apprivoiser.
  3. À la suite de ce « bombardement » des circonstances, l’enfant commence à sentir son « Moi », il commence à se rendre compte de sa propre personnalité : il va commencer à se différencier de son environnement.  Il perçoit que certaines choses arrivent à « Lui » et non à l’Autre.  C’est à ce moment-là qu’il commence à dire « Je ». Il s’individualise, il connait, perçoit, « analyse enfin la différence entre lui et l’autre ».

Une très grande partie de notre « Moi » reste dans le subconscient car l’enfant, comme l’adulte d’ailleurs, ignore ce qui motive ses choix, il ne sait pas pourquoi il préfère les maths plutôt que la philosophie et certains jeunes adultes sont incapables de se projeter dans telle ou telle profession. Alors que d’autres foncent dans les études médicales ou notariales sans en soupçonner la raison. Il faudra que des circonstances particulières remontent à la surface de la conscience pour que le pourquoi de – ce – choix soit motivé.

Je me souviens avoir reçu un jeune homme brillant et trentenaire, expert-comptable qui refusait d’exercer.  Ses parents l’avaient contraint à ce qu’il aille au bout de « Ces » études alors qu’il n’y ressentait aucun goût.  Par contre il était dans l’incapacité de me donner ses aptitudes ou compétences – outres que celles apprises sous la contrainte des parents. Il a fallu un long travail d’analyse et de méthodes introspectives afin qu’il trouve sa voie et reprenne « Ses » études, celles  qui lui convenaient. Cependant, l’observateur – le conseiller d’orientation - s’aperçoit que l’individu va dans la direction du secteur d’activité que le « ça » lui recommande et ce malgré le diktat parental. Aujourd’hui, chacun peut avoir conscience d’avoir à s’orienter vers un désir plus en conformité avec ses talents. Ce qui n’était pas le cas il y a encore peu de décennies où l’enfant était condamné à suivre les rails sur lesquel les parents le poussaient.  Il était condamné à la loi de l’arbitraire à ne jamais sortir de sa zone de confort : naître – paraître et disparaitre. L’enfant parcourait sa vie jusqu’à sa mort sans en avoir compris le sens.

 

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28 décembre 2019 6 28 /12 /décembre /2019 12:58

La censure

Chacun sait que beaucoup de nos pulsions instinctives sont « grossières » - non « raffinées » - et primitives, assez semblables à celles de l’animal.  Il suffit d’observer ici et là les instincts d’agressivité, les sentiments de haine à tout ce qui s’oppose aux désirs, à certaines pulsions sexuelles violentes et animales, aux besoins de possession, à la force de l’orgueil. Ces actions, ces comportements ont souvent leur origine dans le « ça ».

Il est donc indispensable de stopper toute démonstration animale vivant dans la jungle où seule la loi du plus fort règne en maître et grouille, ronge, érode le subconscient. Cependant il faut souligner que cette jungle n’a rien en soit d’immoral ou de moral – ces pulsions ne sont pas morales en soi, elles sont Aàmorales.  Le loup qui égorge un agneau pour le manger n’est pas cruel, il se nourrit normalement. Il est en dehors de toutes considérations philosophiques ou morales puisqu’il les ignore. Par contre le terme « cruel » est la traduction sensible et morale que l’homme donne à cet acte.

Le « ça » agit de même, il accomplit son action sans se préoccuper de la morale.  Or l’homme, depuis la  nuit des temps, le Néandertalien tout comme l’Homo Sapiens Sapiens – donc nous – vivaient en groupe, en tribu. L’homme est donc destiné à la vie sociale. La plupart des pulsions venant du subconscient doivent donc être canalisées sur des « bonnes » actions – c’est-à-dire qui ne doivent pas porter tort à lui-même ou son environnement – et doivent être acceptées et supportables dans une vie en communauté. Pourtant, sur le subconscient de l’être humain, vont s’abattre des torrents d’interdictions, des montagnes de censures. Tout cela devient indispensable sinon c’est la guerre avec la disparition du clan. Alors chaque tribu se structure en fonction de règles et de sentences qui lui permettent de vivre tout en acceptant que l’Autre soit différent de lui du moment que la règle commune soit respectée et donc acceptée par l’ensemble de la communauté de vie.

C’est l’éducation qui va se charger de cette « censure ». C’est l’apparition du Bien et du Mal. Voici l’éducation à l’affût, perchée au-dessus des pulsions et elle les examine une à une : tantôt elle laisse passer celle-ci, tantôt supprimera celle- là, et parfois  lui imposera un déguisement acceptable au groupe.

L’éducation est le rôle des parents, ce sont eux qui montrent le chemin à suivre et pour cela utilisent soit le « bâton » = la punition ou la « carotte » = le compliment. Ce faisant, l’enfant obéira par un réflexe conditionné à la menace ou réagira favorablement au compliment. Ainsi apparaitra dans la psyché de l’enfant une panoplie de valeurs morales et de principes à respecter. (La différence principale entre les valeurs et les principes est que les principes sont basés sur les valeurs de la personne ou du groupe. Ainsi, ce sont les valeurs qui servent de fondement aux principes. Ces principes, qui émergent comme une croyance ou une règle basée sur des valeurs, peuvent même influencer la direction de la société entière.)  Les principes se veulent, en général, immuables alors que les valeurs peuvent évoluer dans le temps. Toutes valeurs ou principes sont propres à une communauté et peuvent être différents d’une à l’autre.  Immerge alors un autre principe, pas toujours observé : le respect.

Nous voyons alors qu’au sein d’un groupe, se trouve l’acceptation à la règle commune et chacun dans ce groupe accédera à la différence de l’autre, acceptation de talents différents et souvent complémentaires. Au sein de chaque clan les valeurs et principes peuvent diverger, voire s’opposer et pourtant en observant le respect à l’autre, éviter le conflit. Et pourtant, malheureusement, nous nous apercevons lors de réunions politiques, religieuses, syndicales et autres qu’il est plus facile de sortir l’épée que le flambeau qui éclaire, et n’est pas leader et rassembleur qui veut.

Apparait, alors au sein du groupe d’appartenance, une modification du « ça » subconscient et instinctif qui devient le  « Moi », social, poli tourné vers les autres, tenant compte des autres, de leurs désirs, de leurs besoins.

Le « Moi » commence à envisager les réactions des autres au lieu d’être centré sur son propre plaisir égoïste. Le « Surmoi » vient de faire son apparition.

Le Sur-moi.

Le terme se définit lui-même, c’est ce qui est au-dessus du moi brut – non dépoli, non nettoyé de sa gangue camouflante.

Le Sur-moi est un Moi « inhibé » par l’éducation. C’est un Moi qui subit un dressage, il n’a rien de spontané ; par contre il permet la vie en commun. Le Sur-moi est formé par la transformation sociale et morale imposée par les autres. 

Qui sont ces Autres ?

Sur le plan sociologique existe la vision de vivre ensemble dans une classe sociale, sur un territoire donné.  Chacun a une vision distinctive selon qu’il vit dans un village en campagne ou dans une agglomération ; si la famille est d’origine bourgeoise ou ouvrière ; voire le métier exercé : comme le comptable à la vision stricte et possède un comportement introverti alors qu’un commercial s’adapte au client et est pourvu d’un comportement extraverti, il est nécessaire d’avoir un ensemble de règles pour que chacun puisse parler le même langage dans cette entreprise. C’est ce que l’on appelle « l’esprit d’entreprise ». Chacune a ses règles. L’habillement, les « mimiques », le maintien, les comportements idoines à l’environnement dans lequel vit l’individu et qui offre à l’observateur extérieur avisé un tas de renseignements concernant celle-ci.

Le Sur-moi est dû à la pression sociale qui oblige le Moi à se conformer aux convenances du groupe d’appartenance.

Le « Moi » et le « ça » égoïstes sont donc censurés par l’éducation. Chaque partie du Sur-moi devient une partie du Moi modelé, parfois malaxé par l’éducation. Il est le formateur qui transforme le Moi initial qui ordonne : « tu peux faire ceci, tu ne peux pas faire cela ; ceci est bien, cela est mal ; ceci est moral, cela ne l’est pas, etc. En pétrissant le Moi, l’éducateur intègre les interdictions ou les permissions.

 Les potiers donnent un excellent exemple de ce que l’éducation peut faire. Le potier avec une même terre glaise modèlera en pot ou en fera une assiette : il est difficile de mettre des fleurs debout dans une assiette tout comme il est difficile de mettre des haricots verts dans un pot qui sert à mettre en valeur une rose et les attraper convenablement.

Dès que le Sur-moi agit, il met automatiquement en mouvement toutes les interdictions et permissions qui sont lui sont accolés.

Mais pas seulement car si le « Moi » et le « ça » ont été censurés par l’éducation, le Sur-moi peut posséder sa propre censure comme la pâte du pâtissier peut se voir ajouter, intégrer des raisins. Ces petits grains de raisin qui, bien que mélangés à la pâte, sont dissociables. Ils vont être des points de résistance qui pourront émerger un jour ou l’autre selon les circonstances de la vie. Personne n’en connait la valeur : bien ou mal ; mauvais ou bons pour le détenteur. Le « Sur-moi » devient la Douane, le Gendarme autonome et subconscient de l’individu et, là, il peut y avoir conflit entre le Sur-moi et le ça. N’oublions pas que le « ça » est le maître des pulsions et que celles-ci peuvent être, souvent, amorales. Ces pulsions non maîtrisées peuvent nous conduire à la case prison.

Le Sur-moi est inconscient et, pourtant c’est un véritable filtre qui peut être accidenté, altéré par les aléas de la vie (nous le constatons lors des pulsions sexuelles souvent mises en lumière par les média).  Le Sur-moi, selon comment il est vécu, peut conduire aux complexes et de ceux-ci à la névrose qui seront alors sources d’angoisses. Il va alors agir subrepticement, aux dépends du Moi et donc de l’individu.

Le Surmoi normal

Il est forgé par l’éducation, le climat social, religieux, culturel etc. dans lequel l’individu est élevé. Le Surmoi produit des préjugés inconscients donc des préjugements. Par exemple un Français élevé dans une ambiance occidentale de culture gréco romaine et catholique – même s’il est athée – n’aura pas les mêmes préjugements inconscients qu’un Musulman, un Papou ou un Chinois. Pour illustrer mon propos regardons la vision d’un Français qui, éduqué en Europe, s’oriente vers la monogamie alors que le Musulman acceptera la polygamie et que la Tibétaine se conformera à la polyandrie. Nous voyons là que le Bien et le Mal sont d’ordre purement culturel.

Le Surmoi normal est comme un Code de la Route qu’on respecte machinalement : c’est un Code social de la route humaine. Il est fondamental que le Moi conserve la conscience de ce qu’il est afin d’avoir toujours la facilité de réguler le Sur-moi en fonction des circonstances. Le Code la route n’admet pas que je roule au-delà de 130 km/h mais rien ne m’empêche de rouler entre 110 et 120 pour mieux apprécier le paysage.

Quand Satan se dévoile : le Sur-moi anormal

Cependant s’il manque de souplesse, s’il se cristallise nous pouvons voir apparaitre des préjugés rigides et, ici, l’individu se rattache à « cette vérité » qui devient sienne : s’il perd la main, il coule, il s’effondre. Et là nous voyons que beaucoup d’êtres humains vivent sur leur Surmoi inconscient au lieu de vivre sur le Moi conscient et, ce, en l’ignorant. Ce sont des individus habillés,  par exemple, d’un uniforme mais c’est l’uniforme qui l’habille qui prend le pouvoir sur l’individu : l’uniforme conduit, oriente et donne les ordres au détriment – du Moi - de la personnalité de celui qui le porte. Nous le voyons en période de guerre où le soldat vise une cible oubliant que celle-ci est un individu, par exemple. Le Sur-moi du soldat a pris complètement l’emprise sur le Moi qui porte le fusil.  Imaginons le choc, lors de la dernière guerre, où se sont trouvés nez à nez deux personnes, frères germains avant la guerre, dont l’un était dans la Résistance et l’autre Pétainiste : je tire ou bien … Que dois-je faire ? Et quel risque ? Qui vais-je écouter : mon Surmoi, ou mon Moi ? Je tue mon frère en écoutant mon Surmoi ? Ou bien je  ne le tue pas en écoutant mon Moi ? Mais là je cours le risque que mon frère me tue ?

Nous avons le même résultat lorsque l’individu se soumet au groupe d’appartenance. Qui a raison ? L’individu face au groupe ? Le groupe face à l’individu ? Et souvent l’individu pense que le groupe a raison puisque lui est seul.

Les tensions peuvent se révéler graves et l’angoisse insurmontable. Il faut compenser.  L’excuse peut alors se trouver dans le respect de la Tradition, dans le respect du Devoir etc. Il est donc interdit de sortir de sa zone de confort même si cette zone est anxiogène et cependant celle-ci est une zone connue et reconnue, on sait faire avec. Oui, et aussi, elle garantit bien des dégâts. Par exemple, combien de couples vivent dans la haine de l’autre et restent ensemble au nom de la famille… ?

Le Sur-moi signifie quelque chose ajouté au Moi et placé au-dessus du Moi brut.

En étudiant le Moi, nous avons vu combien tout est réglementé dans la vie humaine : la façon de tenir une fourchette ou ses baguettes, le respect dû aux parents, la supériorité due au chef, le code de la route (ces gendarmes qui sont, pour beaucoup, des Sur-moi vivants), les usages sans oublier les Traditions qui trouvent leur source dans notre culture. Nous découvrons alors, en soulevant le « tapis » un fantastique réseau d’interdits, de permissions, de « cela ne se fait pas ou se fait », de préjugés… cela fourmille partout selon l’appartenance de la classe sociale parentale, de l’environnement géographique où l’on vit, la vision politique ou religieuse leader, il est difficile de faire accepter sa différence. On en revient à « qui a raison face au groupe ? » Moi ou le clan dans lequel je me retrouve ? Il devient primordial d’en prendre conscience afin d’en rejeter les « peaux mortes ». Je prends cet exemple : je suis fils de cultivateur et ce depuis des générations.  Je me dois de reprendre la ferme.  Mais je n’ai aucun goût pour les animaux, la traite, le labour… je préfèrerai devenir enseignant.  Oui mais, je rejette tout ce qu’ont accepté mes ancêtres ? Je casse la lignée et au nom de quoi ? D’une simple envie d’autres choses ? Ce qui est important de savoir est que l’enfant est le résultat de la méiose et donc il est essentiel pour chacun de connaître d’où nous venons, l’inné qui nous viennent de nos parents, oncles et tantes. Cependant il faut compter sur l’acquis qui est la culture et les traditions. Je prends exemple sur l’agriculture en France. Il faut savoir aussi – en ce qui concerne l’agriculture il était coutume que la ferme revienne au fils ainé et si dans la famille il n’y avait que des filles, alors par mariage, l’ainée épousait le garçon de la ferme voisine et ainsi on agrandissait le domaine… Que devenait les puinés ? Soit ils allaient à l’armée, devenaient ouvrier agricole, cherchaient du travail dans une autre ferme, ou alors, s’ils pouvaient faire quelques études, accéder à d’autres horizons comme artisans par exemple. Et dans l’artisanat, le choix était grand. Souvent au sein des Compagnons du Devoir, l’enfant trouvait une famille de substitution très forte. Si l’ainé qui héritait de la ferme mais n’acceptait pas de prendre la suite car là, dans ses gènes, quelques autres désirs le titillaient, il quittait la famille, et pour celle-ci, souvent il se parjurait. Il n’était pas rare qu’un frère ou une sœur trouvait du travail à plus de 30 kilomètres de son lieu de naissance ne revoyait plus sa famille. Cette évolution a commencé à évoluer qu’après la deuxième moitié du XX° Siècle et grâce à l’industrialisation. Bien qu’aujourd’hui, nombre d’entreprises créées reviennent de parents à descendants, comme hier dans l’agriculture.

Ce choix, sa réalisation, n’est pas évident car les premières manifestations commencent dès l’enfance. Il est normal de se heurter si tôt à tant de fils barbelés : la vie sociale l’exige et nul n’y peut rien.  Personne n’est anachorète d’emblée, ce n’est pas dans l’ADN de l’Homo Sapiens Sapiens.

Il faut donc façonner le Moi de l’enfant afin de l’adapter à la vie en société et au respect de lui-même et de son environnement.

Cependant tout dépend de la façon dont on le fait. Former est bien mais malheureusement on s’y prend mal : on dresse, on boursoufle, on rétrécit, on transmet la peur, l’angoisse, la crainte du jugement moral et survient alors de sérieux sentiments de culpabilité….

Trop souvent les parents ou l’éducateur va se dépêcher de créer un Sur-moi pathologique qui dépend :

  • De l’attitude de l’éducateur et ou des parents
  • De la réaction de l’enfant envers cette éducation reçue.

Imaginons une mère castratrice, dévorante, angoissée, possessive - cela arrive plus souvent qu’on ne le pense – et posons-nous la question de ce que sera l’enfant une fois adulte ? Sa personnalité ne pourra s’épanouir librement, sereinement. Elle se heurte sans cesse au caractère destructeur de la mère. D’où naissance de l’hostilité envers la mère. Or la mère est un tabou, l’hostilité est interdite et l’enfant ne peut s’exprimer. Pourtant, sa personnalité existe, enfouie dans l’inconscient. Et dès qu’elle remonte à la conscience, vite l’enfant la refoule.  Ainsi, par petite touche le Sur-moi naît, à chaque fois que la personnalité de l’enfant se heurte à celle de sa mère qui réagit en culpabilisant l’enfant. Je rappelle que, pour l’enfant, la mère est intouchable, c’est elle qui donne la vie et l’enfant face à la mère ne peut qu’accepter l’inacceptable.

Ainsi va naître un Sur-moi pathologique.  Il ne se forme pas en un jour. Tout enfant tente de s’épanouir et de développer sa personnalité autonome.  Or ici, l’éducation devient une pluie, voire un torrent d’interdictions sous peine de sanctions :

  • « gare à toi si…  ,
  • Si tu n’obéis pas aveuglement…,
  • Si tu oses être libre, spontané, autonome…
  • Si tu oses te révolter contre moi…
  • Si tu ne respectes pas MES lois…
  • Si tu n’agis pas selon le rôle que j’exige de toi….
  • Si, si, si…..

Ainsi naissent les scrupules, les hésitations, les doutes.  La culpabilité naît, ainsi que sa sœur jumelle : l’angoisse. L’hostilité est refoulée, l’enfant est inhibé. Sa personnalité autonome se fissure.  Le Sur-moi pathologique prend la place du Moi. Celui-ci se déforme comme une pâte à pain.  Les pulsions naturelles venant de l’inconscient passent par le filtre pollué du Sur-Moi, installer par l’éducateur (parent mère ou père, parfois frère ou sœur) avant d’arriver au Moi de l’enfant où elles arrivent empoisonnées entraînant une personnalité chaotique et ceci de parents à enfants de génération en génération. L’inné se joint à l’acquis familiale et l’enfant ne peut que difficilement revenir avec un Moi et un Surmoi civilisé.

Le Moi commence à obéir aux ordres du Surmoi (inconscient construit par l’éducateur névrosé).  L’enfant ou l’adolescent cesse d’être lui-même et joue de plus en  plus un rôle : ce rôle que l’on exige qu’il joue. Pourquoi ? Parce que s’il l’enfant ne le fait pas il se sent coupable. Il a commencé à se comporter de façon inauthentique, apocryphe afin de ne pas se sentir coupable vis-à-vis de « l’éducateur ». Maintenant adulte il joue le rôle imposé par le Sur-moi (qui est devenu le réservoir inconscient des interdits produits par l’éducation. Il refait un « copier-coller » de son apprentissage face à la situation ou imite, face à plus faible que lui, ce qu’il a vu faire : il ne déroge pas à la leçon apprise et qu’il reproduit afin de satisfaire le Sur-moi. Face à l’inconnu, il va adapter une réponse acceptable, et éviter à tout prix de faire des vagues. Une fausse personnalité apparaît, gonflée de scrupules, d’angoisses et de peurs.  L’individu est dépersonnalisé, raidi, soumis à ses « gendarmes intérieurs » qui le jugent sans cesse et lui dictent son comportement…. Sans le savoir l’individu est « mené par le bout du nez », ne commande plus son comportement et reste au garde à vous devant son Sur-moi inconscient et comme le bon petit soldat s’y conforme afin de se sentir apprécier et, ainsi, éviter l’angoisse… Cela sera le comportement type du subalterne face au chef et très vite fera de même à celui qui est face à lui – même ami – qui devient le symbole de l’Autorité (symbolisé par son Sur-moi). Pour lui, il ne pourra jamais exprimer ce qu’il est sous peine de rejet par l’autre.

On remarque très souvent que la personne se sent obligée à quelque chose :

  • se sentir coupable,
  • obligé de réussir,
  • obligé d’échouer,
  • obligé de…  respecter les consignes de son Sur-moi construit par ses parents, son environnement.

Entre l’inconscient et le Moi – conscient : je suis cela ou ceci, j’aime cela ou pas ceci etc., s’étale donc une poche empoisonnée. Il filtre, refoule. Il comporte des interdictions, des obligations sous-menaces de châtiments – qui se traduisent par l’angoisse si.. il y a ceci,…si il y a cela…, le « ça » le pousse à la rébellion. Il est évident que la personne n’agit plus spontanément ni librement. Ce sont alors des névroses, des refoulements, des conflits qui montent et sont inévitablement refoulés, emmagasinés et proscrits. Néanmoins des phobies, des manies peuvent surgirent. Le Surmoi déchire la personnalité, sape l’autonomie et la spontanéité.  Il donne un comportement rigide, une attitude de soumission ou de défi permanent et alors, l’individu somatise et nous avons l’apparition de crises cardiaques, ou des dépressions. (Voir le chapitre sur l’angoisse).

Ce Surmoi est d’autant plus dangereux qu’il est inconscient et qu’on le confond avec la personnalité réelle. On prend le fantôme pour la réalité. Il est impossible, seul, de s’y soustraire, l’éducateur (le dictateur) grâce au Sur-moi, est toujours présent jusqu’à la mort.  L’individu est condamné à l’enfer toute sa vie.  

 

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28 décembre 2019 6 28 /12 /décembre /2019 12:55

L’ombre des père et mère. Qui est responsable ?

Personne !

Les mauvais éducateurs sont ce que les circonstances ont fait d’eux. Eux aussi sont les victimes de leurs ascendants, de leur environnement culturel, de leur classe sociale dans laquelle ils ont grandi…- de leur inné et des acquis familiaux. Ils n’ont d’autres choix que de transmettre ce que leurs parents leur laisse en héritage indépendamment de la peur, l’angoisse, le manque d’amour ou un faux amour. On sait par des recherches historiques que la notion d’amour maternel n’aurait pris naissance qu’à la fin du XVIII° S. Avant ? Le chien de garde avait plus d’intérêt que l’enfant qui, lui, n’était que le fruit d’une pulsion animale ressentie par la race de l’homme. D’ailleurs, cette pulsion animal est toujours très forte chez la femme qui passés les 20 ans, a une envie d’avoir un enfant coûte que coûte : « le ventre la travaille fortement ».

Souvent on trouve, chez les adultes, des Sur-moi démesurés. À l’origine, on découvre toujours l’ombre d’un parent névrosé. Le Sur-moi pathologique dépend du « climat » dans lequel l’enfant, puis l’ado, baigne. La psyché humaine – et surtout de l’enfant – est comme une éponge qui s’imbibe aussi bien d’eau pure que de celle qui est polluée.

Il ne faut pas oublier non plus qu’un enfant est une sorte de « parasite » qui vit au dépend de sa mère pour commencer et que celle-ci lui donne plus de 60% de son temps au détriment de l’environnement familial, d’où parfois la naissance de la jalousie de l’ainé(e). Ensuite vers 3 ans, apparait le Moi de l’enfant et aussi l’intérêt plus marqué pour le père – ou, du moins de celui qui représente l’Autorité au sein de sa famille. Il n’y a rien de plus dangereux pour l’enfant, puis pour l’ado qu’il va devenir, d’avoir une mère ou un père angoissé ou rigide qui ne peuvent que transmettre autre chose que ce qu’ils vivent : peurs et principes sclérosés. Ceux-ci sont invisibles et se traduisent par des recommandations absurdes, des visions erronées, culpabilisantes, des remontrances perpétuelles, des surveillances constantes : tout ce qu’il faut comme ingrédient pour fabriquer un Sur-moi démoniaque.  Il n’est pas rare, au fil du temps de voir ces familles exploser à la suite d’un mariage, d’un décès, ou autre et faire apparaître des rivalités dans la fratrie au grand bonheur des avocats. Ce qui est tragique est que cette habitude se perpétue d’ascendant à descendant sur plusieurs générations. L’on discerne souvent un garçon rencontrant une jeune femme dont la famille est névrotique et présentant ces mêmes défauts, ou vice et versa, reproduisant cette coutume familiale présente dans les deux familles.

Le Sur-moi nocif produit une fausse morale rigide, boursouflée, hyper scrupuleuse, une moralisation permanente qui n’a rien à voir avec une morale individuelle et volontaire.  Tout est régi sur le commandement du « bâton » : « tu fais cela comme je te le dis sinon… », Aucune autre alternative n’existe. La spontanéité disparait. Un état d’alerte permanent (souvent diffus et sourd) s’installe. L’être humain est alors la proie de pseudo-disciplines, de pseudo-volontés (souvent crispées), de fausses maîtrises de soi raidies avec un état permanent de non-aisance, d’anxiété et de sensation diffuse d’être en faute. Ce Sur-moi ne fait qu’obéir qu’à la déshumanisation. Nous l’avons vu à son paroxysme en Allemagne sous Hitler, avec le Communisme avec Staline ou aujourd’hui avec l’État islamique. Image sociétale identifiable puisque visible par la majorité des individus alors qu’au niveau d’une famille l’illusion (volontaire ou non) peut exister pour les autres.

En résumé le Surmoi satanique se développe toujours dans la peur. Il dépend souvent des éducateurs et de leur propre peur – et la peur prend naissance dans l’absence de confiance en soi ou de ce que l’on a créé et que l’on impose pour survivre. Ce comportement est une compensation que l’on acquiert pour se rassurer, survivre et dont le poison est avalé par l’entourage.

Il devient primordial de se poser ces questions :

  • Qui a transmis la peur et l’angoisse ? Comment ?
  • Qui a déclenché la peur, par son attitude devant la vie ? Comment ?
  • Qui a empêché la personnalité de se développer librement ? Comment ?
  • Qui a produit la peur d’être abandonné ? Comment ?

Essayons de résumer pour mieux comprendre. Bien qu’axé par le problème de la mère autoritaire – au début de la vie c’est bien de la mère que dépend l’enfant – on pourra retrouver ces troubles aussi en cas d’autoritarisme d’un père.  (Voir aussi le complexe d’Œdipe et l’angoisse.)

 

 

Enfance et adolescence vécue où le père semble absent physiquement ou moralement et donc la mère détient l’Autorité dans la famille.

 

Cela se traduit par … à l’âge adulte.

Peur de la mère

 

Peur du châtiment de la mère, allant de la simple bouderie qui donne l’impression d’être abandonnée aux coups et aux humiliations, à la castration mentale…

 

 

Besoin du pardon de la mère (pour avoir la sensation de n’être plus abandonné)

 

Agressivité.

 

 

 

 

Peur permanente d’être abandonné

 

 

Se montrer trop bon enfant (donc refouler toute agressivité face à l’autorité) par peur de se sentir coupable.

 

Peur d’être personnel

Peur ou haine des femmes, de la vie et de la mort, de l’inconscient, de ce qui est passif (l’eau par exemple).  Haine irraisonnée envers les homosexuels (par projection inconsciente  de sa propre féminité qu’il hait). – Souvent détecté chez le garçon alors que la fille recherchera ce genre de garçon.

 

Peur de l’autorité

 

 

Scrupules, culpabilité, peur d’autrui, obsessions, manies, sensations d’avoir des comptes à rendre, justification de la moindre action, etc.

 

Soumission, sadisme, agressivité, dépersonnalisation, masochisme.

 

Peur d’être rejeté, peur de déplaire, peur d’être critiqué, etc.

 

 

 

Etre trop gentil, trop courtois, jamais contrariant, jamais agressif, peur de la compétition, etc.

 

Peur d’être libre.

 

Ne jamais oublié que la névrose se développe dès que l’individu est entravé dans sa démarche vers la liberté intérieure, vers l’autonomie, la réalisation de soi, le développement harmonieux de sa propre personnalité.

Il est évident qu’il y a un monde entre la morale inconscience du Sur-moi (imposée par les autres) et une morale individuelle consentie et adoptée par un individu ayant réalisé sa plénitude et récupéré sa liberté intérieure. Le Sur-moi satanique c’est la morale fermée, rigide, repliée sur elle-même, caparaçonnée par la culpabilité et la peur.

Dégagée du Sur-moi castrateur, la morale devient « ouverte », elle rayonne vers le respect authentique de soi-même et des autres.

Sinon, c’est :

Le refoulement.

C’est un mécanisme conscient par lequel les pulsions interdites par le Sur-moi sont rejetés dans le réservoir du « ça ».

Il existe une différence entre la Répression et le Refoulement.                          La répression est un mécanisme conscient.  L’individu renonce volontairement et consciemment à un désir condamné par ses convictions. Prenons cet exemple banal.  Le désir sexuel d’un frère envers sa sœur.  Le « ça » réservoir de besoins naturels envoie une pulsion sexuelle du mâle vers une femelle : du frère vers la sœur. Cette pulsion arrive à la conscience du frère sous forme de désir.  À ce moment-là, le frère la repousse volontairement parce que cette pulsion s’oppose à ses convictions morales, religieuses, éthiques.  Il a réprimé le désir consciemment.

Par contre le refoulement est un mécanisme qui opère sur la pulsion elle-même. La pulsion est refoulée avant d’arriver à la conscience. Donc nous ne savons jamais ce qui se passe, nous n’en avons pas conscience. Par contre, le refoulement peut nous indiquer qu’il existe à la faveur d’un symptôme qui, lui, arrive au niveau de la conscience. Ce symptôme peut apparaitre par des rêves nocturnes et aussi par des attitudes, des comportements que l’individu a refoulés. N’oublions pas qu’un refoulement vient de la lutte entre deux forces subconscientes le « ça » et le Sur-moi. 

Imaginons une jeune fille se déplaçant dans la rue, elle est jolie, bien habillée, souriante.  Elle sait qu’elle va attirer le regard des garçons dont les mimiques et les sourires seront affichés.

Que se passe-t-il réellement ?

  1. La base de ces sourires et mimiques est évidemment sexuelle : mâle devant la femelle.
  2. Le subconscient de ces garçons envoie une pulsion sexuelle dirigée vers la jeune femme, c’est naturel et instinctif.

Si les garçons sont moralement sains, il n’y a pas de refoulement.  Cette pulsion sexuelle sera filtrée avant d’arriver à la conscience. La pulsion brutale sera exprimée par un « Waaaahouuuu » admiratif.

Maintenant supposons que ces garçons soient des êtres « primitifs » dans leur comportement et attitudes et ne connaissent pas la morale de la vie sociale, que le respect envers les autres n’existe pas. C’est la loi de la « jungle », celle du plus fort, celle du chef.  Que peut-il se passer au niveau du « ça » ? Tout comme n’importe quel animal, leur pulsion va les mener à attaquer la femelle – incapable de percevoir, ici, une jeune femme éduquée qui se trouve à leur portée. Les sourires et mimiques des garçons sont transformés en plaisanteries avilissantes et obscènes dans lesquelles l’instinct est libéré sans aucun frein et où le geste sera libéré et aura des conséquences tragiques.

Maintenant, imaginons la réaction d’une pulsion d’ambition d’un fils concernant la marche d’une entreprise et qu’il ait toutes les compétences pour la diriger, le « ça » l’incite à revendiquer la marche de l’entreprise, et à  « tuer » – symboliquement s’entend – le père, c’est impossible, le Sur-moi intervient. Ne reste qu’un malaise dont le fils ne comprend pas l’origine. La pulsion a été refoulée. Il ressent des malaises, des doutes, un manque de confiance, une peur de s’exprimer. Oui mais, que dire ? Comment le dire ? Rien n’est net, évident. Et oui devant lui, le Père, l’Autorité, le Créateur de l’entreprise…lui, qui est-il ? Il ressent le tiraillement mais ne comprend pas. Ce phénomène comportemental a été expliqué par le mythe de Cronos mangeant ses propres enfants. Le fils a peur devant Cronos et Cronos considère  souvent le fils comme une « nourriture »… à sa disposition. Ici, le fils adoptera tout d’un comportement d’un être dit : « c’est un refoulé ». Ce sont des personnes qui ont une « dalle d’acier » entre leurs pulsions -à agir et leur conscience : rien ne passe, tout est arrêté.

On peut aussi imaginer que le fils soit poussé à créer lui-même sa propre entreprise. Seulement il y a le risque que naisse une rivalité entre deux entrepreneurs et que la guerre d’ego ne fera que s’amplifier. Pour le père, le fils est devenu un ennemi, un traite à la famille et pour le fils, le père est un rival, qu’il faut anéantir. Ce comportement peut se décliner dans toutes les classes sociales, dans toutes les familles névrosées où existe une rivalité entre générations.

Le refoulement devient un mécanisme réflexe. Toute spontanéité disparait… Ces personnes dorment éveillées, elles font partie de l’armée des âmes mortes de  Dino Buzzati. Et plus tard, elles imposeront, à leur tour, leurs refoulements à leurs propres enfants. Elles en prendront le « ça » et malaxeront chacune des parties en les bourrant de leurs propres refoulements. C’est la continuation, de parents à enfants, d’enfants aux petits enfants et ainsi de suite, au fil du temps, des Sur-moi opaques.

Si l’éducateur accomplit convenablement son travail, le Sur-moi sera un filtre épurateur et non une dalle d’acier étouffant tout.  Chez l’individu bien formé, toute pulsion passe sans dommage : elle sera constatée consciemment, acceptée ou réprimée volontairement. C’est le « Connais-toi toi-même ». C’est l’individu qui a la conscience harmonieuse, équilibrée qui accepte le Bien et le Mal tout en connaissant le Bon et le Mauvais, sans angoisse maladive.  Il est l’être du « juste milieu » sachant que toute chose possède un sens.

Il est certain qu’il est préférable de constater consciemment une pulsion, qu’elle soit sexuelle ou d’ambition légitime.  Même si elles sont interdites moralement ou pour le moment, elles sont et là, et mieux vaut les rejeter volontairement plutôt que la refouler inconsciemment.  Il vaut mieux se connaitre et s’accepter au lieu de subir les affres et les ravages que ces refoulements peuvent occasionner.

Les complexes

Le complexe est un ensemble de fragments non intégrés qui stagnent dans l’inconscient.  Ils vivent leur vie propre comme des parasites.

Ils sont fortement chargés d’émotions. Ils restent tapis dans la zone de l’inconscient.  Ils dirigent, à l’insu de l’individu, certaines de ses actions. C’est comme un petit réservoir séparé, et pourtant très puissant, dans lequel s’engouffrent des sentiments et des émotions qui lui correspondent. Il demeure inconscient et impose de nombreuses réactions.

Je me souviens que je souhaitais faire de longues études. Mon père était Maître Bottier. Il me regarda de travers : « il vaut mieux que tu fasses un métier manuel que d’étudier pour rien ». Je savais que je n’étais pas doué manuellement : je n’ai pas d’intelligence spatiale. J’admirais la dextérité manuelle de mon père. Pour moi cela se manifesta donc par un manque de confiance notoire car je me voyais dans l’incapacité de faire naître l’admiration de mon père à mon égard. Alors que j’étais souvent tête de classe, je commençais à écrire des « sottises » afin de minorer mes résultats.  Malheureusement cela ne fit pas progresser l’habilité de mes mains d’autant que le bricolage était l’apanage de la gente masculine. J’augmentais d’autant mon complexe d’infériorité vis-à-vis de mes camarades et surtout face à mon père. Quant à ma mère elle ne comprenait pas mon déclassement : j’étais son petit génie, sa vitrine, j’étais elle, quelle déception.  Je me sentais piégé vis-à-vis de leur regard sur moi, par l’un et par l’autre de mes parents. J’étais dans l’incompréhension que leur amour pour moi diminuait alors que je faisais tout pour gagner leur émerveillement. Ma mère m’en voulut et j’étais frustré face à mon père. Cette situation difficile fut pour moi, plus tard, la volition de comprendre pourquoi je me trouvais coincé afin d’y remédier avec succès.

Ce complexe d’infériorité ressenti est une absurdité car, en fait, ce complexe est un symptôme qui stagne dans mon subconscient. Mais ce symptôme peut avoir une signification différente.

Qui dit complexe dit « ensemble ». Supposons que de nombreuses pulsions inconscientes se rapportent au même sujet. Supposons que ces pulsions soient refoulées l’une après l’autre pendant des années.  Ici, la frustration d’exister pour mon père et la recherche de son admiration alors que pour ma mère, je devenais la cause de sa frustration : avoir un gamin qui n’est pas aussi « intelligent que…» dans son environnement … Que se passe-t-il ? Le nombre de « fragments » refoulés va grandir jusqu’à former une sorte de bloc de plus en plus compact : le complexe est né qui est chargé d’émotions douloureuses.  C’est, ici aussi, la lutte intérieure et angoissante entre le Sur-moi et le ça.  C’est d’autant plus douloureux que je ne suis pas conscient des éléments de cette lutte. À l’époque je ne suis qu’un préadolescent. Je ne peux que subir sans rien comprendre. Et je dois m’adapter. Toute la personnalité se met en branle, complexes compris. Tout dans ma tête bouge et s’agite… Et là les symptômes remontent à la surface : sentiments d’infériorité, obsessions, idées fixes, bouffées anxieuses et surtout angoisse sous toutes ses formes et intensités.

L’abréaction

Définition : brusque libération émotionnelle, extériorisation d'un refoulement.

Celle-ci se manifeste lorsque l’on se libère d’un refoulement en l’extériorisant. Par exemple en confiant un grand secret, on « ouvre » une soupape et celle-ci va laisser passer ce qui est retenu, incompris petit à petit et enfin nous libérer.

Comment peut-on la provoquer ?

  • Par une violente colère qui peut libérer des reproches refoulés.
  • Une psychothérapie analytique.

L’intérêt de chacun est de vivre en acceptant des pulsions – compétences, aptitudes, capacités, connaissances relationnelles et techniques etc. et comprendre les lois de son Sur-moi.

Il est évident qu’il y a un monde entre la morale inconsciente du Sur-moi (imposée par les « autres » : parents, société, culture, situations géographique et sociale etc.) et une morale individuelle consentie et adoptée par un individu ayant réalisé sa plénitude et récupéré sa liberté intérieure.

Le Surmoi dégagé, libéré, la morale devient « ouverte », elle rayonne vers le respect authentique de soi-même et des autres.

 

La conscience

Je m’en tiendrais à ces éléments explicatifs :

  • Elle se définit comme la « relation intériorisée » qu'un être est capable d’établir avec le monde où il vit et/ou avec lui-même ». En ce sens, la conscience est reliée, entre autres, aux notions de connaissance, d'émotion, d'existence, d'intuition, de pensée, de psychisme, de phénomène, de subjectivité, de sensation, et de réflexivité.

Et donc nous percevons que chacun à une perception différenciée de son voisin. Ce qui fait que notre vision est imparfaite, limitée, abrégée.  En être conscient il est donc permis de cultiver l’humilité, de chercher le pourquoi des choses afin de comprendre et ainsi d’avancer.

On se sent armé pour rechercher au mieux et juger sur ces trois principes :

-1. Principe de Causalité, en recherchant l’origine de toute chose ;

-2. Principe de Finalité, en recherchant le but ou le sens de toute chose ;

-3. Principe de Raison suffisante, en recherchant la raison d’exister de toute chose.

 

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12 novembre 2018 1 12 /11 /novembre /2018 16:54

Mode d’emploi

Manipulation, auto-manipulation et réactions.

 

1° Les pièges de la décision

Lorsque l’on est seul, on n’a pas envie de prendre une décision d’action, surtout si cette décision ne nous touche pas directement.

  • Sur la plage si l’on voit un voleur s’approprier un objet, on déplore mais notre civisme ne nous fait pas agir.
  • Si une personne inconnue nous demande de veiller à ses affaires pendant qu’elle va se baigner et bien nous allons réagir si un voleur veut s’approprier les affaires de l’inconnu.

Attention nous avons par habitude tendance à nous baser sur une consistance comportementale et nous venons de nous apercevoir que cette consistance comportementale peut être modifiée par un fait extérieur.

Ce fait extérieur qui nous fait réagir s’appelle l’engagement. Nous sommes engagés à… pour….., faire.

Pour être engagé à …, il suffit de d’avoir dit « oui » à une demande incidemment extorquée : « Vous-vous jeter un coup d’œil sur ma valise s’il vous plaît ? »

L’homme, animal social, ne peut que répondre oui.

Ce oui qui nous engage à une soumission librement consentie vis-à-vis de l’Autre.

Autre exemple employé par les hommes du monde :

En occident, il est coutume de se saluer en se donnant une poignée de main. Lorsque l’on ne se connaît pas, lors d’une première visite, en prospection, l’autre ne va pas forcément tendre sa main. Alors..

-à venir avec la main droite chargée d’un dossier face à votre interlocuteur et à distance « sociale » changer le document de main.

Immanquablement, notre vis-à-vis tendra sa main droite.

Implicitement il s’engage à ... une soumission librement consentie. Nous avons obtenu le premier OUI.

Pourquoi cette attitude ?

Les gens ont tendance à adhérer à ce qui leur parait être leur décision et donc à se comporter en conformité avec elles.

2° l’Effet de gel

Essayons de changer l’attitude d’un groupe sur une habitude de faire

  1. Par des meetings, des conférences.
  2. Par un travail de groupe.

Les résultats seront plus probants dans le 2° cas parce que les individus, dans le groupe, ont été amenés à prendre la décision d’agir ainsi. C’est ce que l’on appelle l’effet de gel, parce qu’il y a une idée d’adhérence à la décision.

3° un cas de management absurde.

Imaginons étudier un dossier en vue d’affecter un financier sur un projet n°1 ou n° 2.

Prenons notre décision.

Imaginons que, quelques mois plus tard, notre décision s’avère peu profitable.

  1. Si nous reprenons notre dossier au début
  2. Si nous demandons à une autre équipe de reprendre ce dossier en lui indiquant notre première décision et en la motivant.

Nous aurons tendance à  la maintenir et ce malgré le manque de rentabilité. C’est ce que nous appelons l’escalade d’engagement.

  1. Si une autre équipe, vierge, reprend le dossier elle pourra prendre la bonne décision.

C’est pour cela qu’en marketing, les dossiers sont contrôlés par différentes équipes et qu’il est important pour un responsable de déléguer afin d’avoir un œil neuf sur un dossier et bien sûr pour rejoindre les a) et les b) et qu’il est important pour le vendeur d’obtenir une succession de OUI qui est un fait d’escalade d’engagement.

Sachons dire non à temps

Etudions l’escalade d’engagement

  1. Imaginons que par erreur, nous ayons versé 1500 € pour un séjour à Naples, à Pâques et aussi 500 € pour Djerba, pour le même jour. Impossible de se faire rembourser. Entre temps, nous apprenons que tous nos amis vont se retrouver à Djerba.

Que constatons-nous : Que de toute façon nous avons dépensé 2000 € que nous allions à Naples ou à Djerba et de ce fait, nous devons choisir celui qui apportera le plus de plaisirs.

Il apparait que l’individu reste sur une stratégie où sur une ligne de conduite dans laquelle il a le plus investi en argent, en temps, en énergie et ceci au détriment d’autres stratégies ou lignes de conduites plus avantageuses.

  1. Imaginons que nous ayons un crédit de 1000 € pour jouer au Casino pour gagner le jack pot de 1000 € à raison de 10 € le jeton.

Question : quand allons-nous nous arrêter ?

Constat : plus nous jouons, plus nous sommes appelés à jouer, persuadés que le prochain coup est le bon.

En prenant une 1ere décision d’engagement, nous entrons dans le piège abscons qui nous pousse à poursuivre plus la poursuite de l’escalade dure, plus il sera difficile d’arrêter.

Pour ne pas tomber dans un piège abscons, il faut absolument décider, dès le départ, le seuil à ne pas dépasser : limite, coût maxi, etc…

4° Conditions de la réussite du piège abscons.

  • L’individu décide de s’engager dans un processus de dépense (en argent, temps, énergie…) pour atteindre un but donné.
  • Que l’individu en soit conscient ou pas, l’atteinte du but n’est pas certain.
  • La situation est telle que l’individu peut avoir l’impression que chaque dépense le rapproche davantage de son but.
  • Le processus se poursuit SAUF si l’individu décide de l’interrompre.

Par exemple :

  • La personne répare sa vieille voiture plutôt qu’investir dans une neuve.
  • Celui qui est poussé par son orgueil « moi, quand j’entreprends quelque chose, je vais jusqu’au bout… »
  • Celui qui dit « j’ai trop investi pour abandonner ».
  • Celui qui poursuit une association, un mariage stérile au-delà du raisonnable

Pourquoi ?

Tout simplement parce que lorsque l’individu a pris une décision, il met en œuvre son application – il y a adhérence – il y a autojustification et peut expliquer le caractère rationnel de sa première décision.

  • Effectivement l’individu est piégé par sa décision initiale. D’où l’importance d’influer sur cette 1ere décision et au négociateur de maîtriser son déroulement.
  • Chacun est individuellement responsable de ses décisions propres. J’arrête ou poursuit mon action aux jeux par exemple.
  • Nous approchons de ce qu’il faut bien admettre comme une manipulation. Une première décision qui en entraîne une suivante qu’elle soit traduite par des mots, d’une manière implicite ou explicite est une manipulation.
  • Imaginons par exemple que l’on nous extorque un renseignement – vous avez l’heure ? – afin de vous détourner de votre inaction pour vous mettre en condition d’accepter de lui payer son ticket de bus ?
  • C’est ce que nous allons faire avec notre client : lui demander de répondre à notre enquête concernant la vitalité de l’Entreprise en général pour extorquer un diagnostic de sa Société.
  • Ou on va tenter de convaincre quelqu’un de faire quelque chose qu’il n’avait pas fait spontanément.

Nous allons avoir recours aux techniques comportementales et ces recours peuvent qu’être délibérés. Nous l’allons pas procéder une stratégie persuasive mais d’une stratégie comportementale dans la mesure où l’obtention du comportement escompté au temps T2 passe toujours par l’extension d’un comportement préparatoire au temps T 1, donc par l’extension d’un premier comportement.

L’amorçage.

Nous avons vu l’escalade d’engagement, la dépense gâchée, les pièges abscons procède plus de l’auto manipulation.

D’autres pièges à la décision requièrent l’intervention d’un tiers comme élément déclencheur et révèlent donc de la manipulation d’un individu sur un autre.

Ainsi c’est sur les effets de persévération (escalade d’engagement) de l’activité de décision que le manipulateur va pouvoir tabler pour accomplir son dessein.

Il est sûr que  si le manipulateur est dénué de toute déontologie, sans scrupule, l’effet de persévération peut être pervers et à  de quoi troubler (cas de chantage par exemple).

On comprend pourquoi l’activité de décision en tant que telle est source potentiel d’ennui. Or il faut bien l’admettre, cette activité n’est pas l’apanage des grands mais de madame et monsieur tout le monde.

C’est bien en s’accrochant à leurs décisions que les gens peuvent perdre tout contrôle sur les événements.

Ne croyons pas l’idéologie ambiante que l’activité de décision est noble et que les faibles, les sans grades sont bien incapables de décider et de s’en tenir à leur décision est la matière même de la quotidienneté et malheureusement pour eux, les gens – vous, moi – ont trop tendance à assumer leur décision, si l’on préfère,  à y adhérer.

Exemples de tous les jours.

Dans un magasin, on va induire un comportement d’achat qu’un client n’aurait pris seul.

En amenant ce client potentiel à prendre une décision d’achat, soit en lui cachant certains de ses inconvénients, soit en faisant miroiter des avantages fictifs. Une fois la décision prise, le client aura tendance à ne pas remettre en question même lorsqu’il en connaîtra le coût réel et les inconvénients réels.

Pour faire agir un individu, il faut « l’appâter ». Cet appât est l’amorçage, le starter du passage à l’acte. Il est nécessaire que l’individu prenne la décision de s’approprier « l’appât » sans contrainte en libre décision : effet d’adhérence.

Il semble bien qu’une décision ne puisse déboucher sur des effets d’amorçage que dans la mesure où elle s’accompagne d’un sentiment de responsabilité personnelle.

Cette amorce peut-être : Un avantage fictif (leurre).

                                        Un mensonge révélé après coup.

                                        Un inconvénient mineur minoré.

La tromperie peut-être donc une stratégie nécessaire à une validation non critiquable. Il reste que tout expérimentateur se fixe pour règle d’infirmer après coup.

Si le vis-à-vis dit oui ici, l’amorçage est pris, le manipulateur va poursuivre l’effet d’escalade et obtenir un acquiescement pour conforter.

Exemple :

Une jeune fille, belle, bien habillée, fait du stop, Arrêt et la belle fille vous annonce que son copain est avec elle. (Il s’est caché derrière un buisson en attendant qu’une voiture s’arrête.)

C’est l’ami qui, perdu de vu depuis plusieurs années, est heureux de vous retrouver : « Et bien vous nous voir un de ces dimanches ». Et 3 jours plus tard vous rappelle votre offre et arrive chez vous avec femme et enfants…

Technique du leurre.

Elle consiste à amener un individu à prendre la décision d’émettre un comportement dans le but d’en retirer certains avantages. Cette décision prise on lui apprend que les circonstances ayant changé, il n’a plus la possibilité d’émettre ce comportement, et / ou lui offre l’opportunité d’émettre un comportement de substitution qui ne présente pas pour lui les mêmes avantages.

  • Cas visibles dans les magasins But, Ikea, Confo et aujourd’hui pratiquement toutes les enseignes.
  • Cas des soldes (chaussures soldés à 50% mais uniquement pointure 45)
  • Cas des têtes de gondole dans les GMA.

Ici aussi, comme dans la technique d’amorçage, le leurre implique 2 décisions successives. Alors que dans la technologie d’amorçage  la décision préalable (achat par exemple) est prise, dans la technique du  leurre, la décision préalable s’avère sans objet.

  • Amorçage : je suis acheteur et je vais au-delà de mes prévisions.
  • Leurre     : je n’ai pas forcément l’envie d’acheter et le leurre m’y incite.

La notion de préservation d’une décision après amorçage, comme l’amorçage ne peut s’expliquer que par l’importance du sentiment de liberté dans la prise de décision.

Seules les décisions s’accompagnant d’un sentiment de liberté donnent lieu à des effets de persévération.

On adhère plus fortement à une décision initiale quand elle a été prise en toute liberté.

Théorie de l’engagement.

L’engagement serait pour Kiesler le lien qui existe entre l’individu et ses actes.

Cette définition nous apprend plusieurs choses.

  1. Que seuls les actes nous engagent. Nous ne sommes pas engagés par nos idées, nos sentiments, mais par nos conduites effectives.
  2. Est que l’on peut être engagé à divers degré :
  • On peut être fortement engagé (sentiment de liberté)
  •                                 Peu  engagé (s’il y a forcing…)
  •                                Pas   engagé (si menace sur la vie par exemple)
  1. L’individu se sent plus engagé dans un acte public que par un engagement anonyme.
  2. L’individu se sentira de plus en plus engagé qu’il a acquiescé à un acte d’entre aide par exemple, ou à plusieurs reprises.

Comment varier le degré d’engagement.

  1. Si la personne peut revenir sur son engagement, le comportement est différent.

Exemple : dans le cas d’achat au domicile ou l’individu sait qu’il peut revenir sur sa décision dans les 7 jours.

  1. Un individu sera plus engagé vis-à-vis d’un tiers ou d’un objet si cet engagement est important. Ici il y a une proportionnalité entre le coût et l’engagement.
  2. « vous êtes entièrement libre de faire ou ne pas faire ce que je souhaite et/ou que je vous demande d’accomplir ».
  3. Un peu comme le n°2, si l’on promet une récompense pour accomplir un acte, l’engagement sera inversement proportionnel à la hauteur de cette récompense. On constate qu’une grosse récompense agit sur l’individu comme une obligation et freine donc l’effet d’adhérence.

Imaginons maintenant un Papa qui souhaite voir son fils de 12 ans sauter un parapet d’un mètre cinquante. Il y a 4 solutions :

  1. Petit, ça me ferait plaisirs si tu sautais. Maintenant, bien sûr, c’est ton problème, tu fais comme tu veux.
  2. Petit, tu vas me faire le plaisir de sauter, si tu ne sautes pas, je te prive de téléphone portable et de sortie avec tes copains dimanche.
  3. Petit si tu sautes, je t’achète une glace.
  4. Petit si tu sautes, je te paie une bicyclette.

A et C aurons le plus de chance d’emporter l’adhérence de l’enfant :

  • Minimum de justification
  • Peu d’obligation
  • Peu de récompense.

B et D fournissent à l’enfant de sérieuses justifications

  • Forte menace
  • Forte récompense qui pour l’enfant est pas ou trop suffisante.

Ce qui fait agir, démarrer l’action est le sentiment de liberté.

  • Sans sollicitation
  • Sans sentiment de liberté

Absence d’action.

Evidemment vous n’êtes absolument pas tenu de participer à cette expérience, vous devez vous sentir entièrement libre d’accepter ou de refuser d’y participer. « C’est à vous de décider ! »

Il faut ajouter comme 2° facteur déterminent la relation à l’expérimentateur et de son ou ses sujets.

Il est clair que l’expérimentateur veut que ses sujets - même lorsqu’il les déclare libre – en passent par les tâches expérimentales prévues même si elles se révèlent désagréables ou douloureuses. Quant aux sujets, ils savent bien quel est le désir de l’expérimentateur.

L’expérimentateur veut que ses sujets agissent et ses sujets le savent bien.

La soumission peut s’accompagner d’un sentiment de liberté.

Dans tous les cas, le sujet est amené à réaliser le comportement que l’on attend de lui mais dans un contexte qui garantit son sentiment de liberté.

Exemples dans les Enseignes :

  • Les promos non prévus-à mais alléchant : -à j’achète
  • Articles non à ma taille-àje suis frustré.

Maintenant nous savons comment nous allons faire agir dans un sens donné les sujets de notre environnement : clients, famille et amis chez certains.

Rappel :

Nous savons que l’engagement repose sur le caractère public de l’acte :

  • Sur le caractère irrévocable de l’acte.
  • Sur le caractère couteux de l’acte.
  • Sur la répétition de l’acte.
  • Sur le sentiment de liberté associé à l’acte. Ce sentiment étant lui-même lié à la faiblesse des pressions de tous ordres fournis par l’environnement (récompense dérisoire, absence de menace)

Exemple :

  1. Acte public -à recevoir un commercial
  2. Répétition de l’acte --à répétition des oui
  3. Sentiment de liberté-àdans la découverte
  4. Sentiment de délivrance par le passage à l’acte -à achat par exemple.

L’engagement d’un individu dans un acte correspond au degré auquel il peut s’assimiler à cet acte.

La pensée populaire aboutit à confondre l’acte et l’individu qui l’émet. On juge l’individu sur ses actes.

Attention.

Ici il ne faut pas être le manipulateur manipulé. Il est normal de juger l’individu sur son acte. MAIS de quelle manière a-t-il été amené à émettre cet acte ?

Les effets de l’engagement.

On distingue 2 types d’actes qui peuvent s’avérer engagement :

  1. Ceux qui conformes à nos idées ou à nos motivations rendre un petit service à autrui : -à signer une pétition favorable à nos croyances ou notre opinion.
  2. Ceux qui sont contraires à nos idées, à nos motivations

 -à se privé de nourriture

-à faire mal à autrui ou lui porter tort en sachant ce que l’on fait.

On appelle les 1ers, actes non problématique et les seconds problématiques.

L’engagement dans un acte non problématique et pour effet de rendre l’acte et tout ce qui s’y rapporte sur le plan comportemental aussi bien qu’idées (idée, opinions, croyances) plus résistant ou changement : « brossage dans le sens du poil.

Tandis que l’engagement dans un acte problématique conduit au moins à une modification des contenus idée dans le sens d’une rationalisation de l’acte et devrait avoir des effets comportementaux.

Exemple : demander à un socialiste de défendre le libre marché.. Etre « rouge » et accepter de faire l’avocat du diable sur le « Bleu » permet l’émergence d’un nouveau comportement.

Les conséquences de l’engagement dans les conduites non problématiques, permet un comportement plus stable, plus résistants dans le temps.

  • Cas de réunions réussites
  • Cas de fidélisation de clientèles.

Et aussi dans les cas précédents :

  • Dépense gâchée que l’on poursuit
  • De pièges abscons où l’on s’enferme de plus en plus.
  • De leurre qui donne un sentiment de frustration donc nous piège en nous faisant rechercher une compensation.

On voit l’intérêt de l’expérimentateur de rechercher un aspect non problématique avec son sujet. Cela rejoint les penseurs qui demandaient d’éviter l’affrontement car, là, chacun renforce son point de vue.

On sait que l’émission – en toute liberté- d’un acte peu couteux rend plus probable l’émission ultérieure d’actes plus couteux qui s’insère dans la continuité. Le plan de vente est basé sur ce principe.

On sait qu’un engagement non problématique ne modifie pas les attitudes reliées à cet acte, il les rend en revanche plus résistances aux influences extérieures, donc aux possibilités de changement ultérieur.

  • On revoit le cas de la fidélisation de la clientèle.
  • J’ai  pu remarquer que la critique d’un commerçant pouvait avoir un effet « boomerang » à savoir que ses critiques vis-à-vis de X renforçaient X dans le cœur de ma cible.

Pourquoi ce comportement d’un engagement non problématique ?

La résistance au changement (d’attitude, paradigme..) s’expliquerait par cette tendance qu’auraient les gens à éviter toute contradiction entre leur conduite (ou zone de confort, habitudes)  et leurs attitudes. On n’aime pas les remises en cause.

 

Il est important

  • D’être rationnel
  • De se remettre en cause
  • De se donner un laps de temps
  • De se fixer des limites

Dans toutes décisions. Et  surtout que sa motivation soit positive.

 

 

 

 

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2 janvier 2018 2 02 /01 /janvier /2018 11:37

Que me dit le Miroir ?

 

La mythologie nous conte Pygmalion travaillant ce qui ne s’appelait pas encore Galatée : « …. Il posa son mailler et son ciseau puis recula pour examiner dans son ensemble ce qui maintenant commençait à prendre forme. Tournant lentement autour de son œuvre, il s’en approchait parfois puis reculait à nouveau pour examiner sous tous les angles… » Ce besoin de voir le travail sous toutes les faces est une difficulté commune que nous Mrencontrons avec les créateurs. Même si le symbole, notre ouvrage, est d’origine moins opérative, chacun tente d’en faire le tour, de la comprendre à travers son judas. On y voit et apporte ce qu’on peut y percevoir. A ce propos, nos compilations ne se nomment-elle pas : « point de vue initia »

 

En Vérité je vous le dit, j’avais offert à  mon travail le titre complexe : « le miroir objet et sujet de réflexion » car déchiffrons autour de nous et recherchons quel symbole s’harmonise autant avec les mots : point de vue, voir, réfléchir… sinon le miroir ? Nous y reviendrons, mais tout d’abord commençons par faire ensemble abstraction volontaire des lois d’optique géométrique afin de ne pas entrer dans un cours de physique déplacé et considérons le miroir qui orne les salles d’eau plutôt que les salles de cours.

 

Cet objet, constitué d’une surface polie qui réfléchit la lumière a, pour fonction de reproduire une image fidèle qui dépend pour chacun de nos critères de réalité et vérité. Le miroir rend une image qui relève de l’expérience, je la qualifierai d’irrationnelle car elle n’a pas d’existence réelle, tactile dans l’espace et se situe dans un plan où nous n’avons accès. Si je ne prétends pas que la réalité corresponde au sens du toucher, le seul contact possible avec le reflet reste dur, lisse et froid. C’est l’illusion de la réalité que les enfants apprennent par l’expérimentation. Par ailleurs, cette image symétrique admet une inversion : le côté gauche devient le droit et vice et versa. Imaginons à présent un triptyque en miroir, je veux dire une glace avec de  chaque côté deux autres pivotantes autour d’un axe. L’image rendue est maintes fois réfléchie et déformée. Une troisième dimension disproportionnée est alors attribuée, sans aucune mesure avec la réalité des objets connus par leurs volumes, formes, structures ou enveloppes. Cette multitude de reflets nous amène à réviser le crédit à accorder aux perceptions de nos cinq sens.

 

Nous savons que la réponse d’un objet (devant le miroir) admet être invariablement n’importe quel reflet selon l’angle de vue adopté. Pourtant nous tronquons inconsciemment toutes les possibilités pour une seule, arbitraire. Car nous obéissons à des stimuli de conditionnement, nous suivons des hypothèses, postulats et normes auxquels nous avons adhéré dans un souci de compréhension et d’entente. Le langage a été créé dans un même soin d’arrangement entres les hommes et avec lui ces signes et conventions que sont les mots. Si je ne suis pas un prêcheur forcené de la sémantique, je pense qu’avec des définitions et des valeurs identiques attribuées aux mots (la forme), nous serions plus libres de travailler les idées (le fond). La sémantique nous apprend que le mot n’est pas l’objet et en juxtaposant à notre propos, l’image non plus n’est pas l’objet, elle est un reflet (apparence). L’objet reste à connaître dans son essence (fond), sa nature et pas seulement dans l’espace. Tant que je tiens le Marteau, j’enfonce un peu plus ce clou en signalant l’ambivalence de certains termes comme le mot « face » qui désigne à la fois le visage aussi bien qu’un des angles sous lequel celui-ci est vu, mais aussi les mots tels que Gab de Refl∴  , illumination, image, obscurité, perspective, reflet etc. ..... Nous utilisons ces termes aussi bien pour la lumière physique que divine, cette dérive de langage n’a pu résulter que du parallèle entre l’enseignement profane exotérique et celui plus obscure nommé ésotérique.

 

En tous cas, dès que l’homme a cherché à quoi il ressemblait, il a trouvé l’eau et ce miroir horizontal le surimpressionnait avec le reflet des Cieux. L’eau puis tous les autres miroirs ont été supposés comme des moyens de relier le divin à l’homme, le macrocosme et le microcosme, l’invisible au visible selon le vieil adage si riche qu’il fait frissonner encore certains de nos FF   « Ce qui est en haut est comme ce qui est en bas, ce qui est en bas est comme ce qui est en haut…. »

 

A ce sujet, quelquefois lors des Ten j’ai l’impression de comprendre cette affirmation. La Loge me semble alors ce triangle matériel à la pointe vers le haut – qualifié par le feu, de principe masculin – qui se dresse à l’assaut d’une image, celle d’un triangle immatériel pointant  - vers le bas symbolisé par l’eau, de caractère féminin – L’union des deux s’exprime par l’hexagramme ou sceau de Salomon qui représente la sagesse humaine, mais ne développons pas le sujet ici. Retournons plutôt à la maxime hermétique car il me vient à ce stage la phrase de Thalès de Millet (-600 av JC) « Connais-toi toi-même et tu connaitras l’univers et les dieux » Et si dans la Génèse (1-27) Dieu dit : « Faisons l’homme à notre image… », cela ne signifie nullement que le Créateur nous a relié à Lui par les trait, mais en nous donnant une âme individuelle indépendamment de notre taille, couleur de peau ou diversité de beauté ou d’intelligence.

 

Donc, plaçons nous devant le miroir pour tenter d’y comprendre le reflet. Alors qui est en face ? La logique expérimentale fait que l’on se reconnaissance dans cet autre extérieur. Nous avons coutume de voir cette apparence subir le temps avec nous et acceptons comme l’image de soi. Pourtant nous rencontrons la difficulté majeure d’être à la fois celui qui regarde et l’observé.

 

Alors qui est-on : le sujet ou l’objet ? Nous envoyons matière à réfléchir et sommes donc le sujet mais aussi l’objet qui est placé devant… En fait l’homme est l’intérieur et extérieur, à la fois objet et sujet pour le monde et lui – même. Afin d’éviter le miroir aux alouettes des apparences, la nature nous a doté de la conscience et, grâce à elle, l’homme parvient à se distinguer entre le réel et le possible, à considérer quand il est de quand il apparait. Cependant il faut être un sage pour prétendre à la conscience de soi ou bien un berné pour y croire car sans cesse en devenir et évolution, l’homme est redéfini en chacun de ses actes. Cette recherche permanente de la vérité est une véritable quête de soi. Les paroles, les actes à un moment T sont une partie de lui-même à un moment T qui reste en devenir. Il y a lui et son reflet qui parle ou agit.

 

Ne pourrait-on pas croire qu’il s’agit aussi d’un acte de narcissisme ? Ce mot narcissisme décline du personnage mythologique qui s’éprit de sa propre image en regardant dans l’eau d’une fontaine. La légende lui vaut d’être mort de langueur. Je préfère la version plus philosophe peu connue de l’écrivain grec du III°S, Pausanias : « c’est pour se consoler de la mort de sa sœur jumelle que Narcisse passait son temps à se contempler. Il ne serait pas mort d’amour-propre mais en recherchant l’autre que l’on n’est pas mais l’on voudrait être et retrouver. Ainsi traduit, le narcissisme redéfinit la notion d’estime de soi qui n’a rien à voir avec l’orgueil, elle est l’accord entre l’image du soi actuel et celle du soi idéal, c’est-à-dire dire ce que l’on sait et sent être et ce que l’on voudrait atteindre.

 

Mais comment percevons-nous les autres parmi toutes leurs facettes et comment sommes-nous perçus à notre tour ? La réponse fournie par un miroir sans tain donne un reflet, non plus de soi mais de l’autre et l’image rendue offre ici une nouvelle apparence, un masque à dépasser qui est l’enveloppe charnelle. On doit ainsi rétablir une différence entre voir et regarder. C’est alors que nous ne sommes Maç « que parce que les FF nous reconnaissent comme tel » s’ils trouvent à travers nous ces qualités qui se réfléchissent. Car mieux connaître autrui, c’est approcher dans sa propre lumière, celle de l’intérieur et là se situe la profonde vérité qui confère le titre d’Homme digne de ce nom ou pas.

 

Ainsi quand quelqu’un prend l’habitude de ne pas s’approcher spontanément parce que je suis moins décoré ou revêtu, alors je toise, j’estime l’espace qui nous sépare. J’entends déjà certains plaider : « mais nous ne sommes que des hommes », ils réconfortent ainsi Solon (né à Athènes vers 640 av. J.-C) dont la mise en garde n’a pas pris une ride, je cite : « Il vaut mieux accorder d’importance à la probité de l’homme qu’à son serment » et je m’en insurge, car en contractant un engagement Maç , la seule image d’homme que nous devons garder à l’esprit doit se nourrir d’un attribut essentiel qui est l’amour et à travers l’amour ces vertus qui sont l’altruisme, la tolérance, la confiance, la compréhension, la gentillesse, la patience.

 

Nos travaux doivent-ils rester figés au stade du plan, du tracé, de l’esquisse ou précéder l’action de la taille de la pierre ? Le choix reste personnel mais j’ai la naïveté de croire qu’en saisissant ciseau et marteau, malgré les gants blancs, nous pourrons buriner de l’intérieur un autre homme qui rayonnera à son tour la beauté vers l’extérieur..

 

L’image de l’autre ou même celle que nous offrons est instable. Elle dépend des états physiques, moral et émotionnel de l’observateur et de l’observé ; elle est soumise également aux influences extérieures que sont : la situation, les lieux, temps, bruits et mode culturelle etc… Nous percevons une réponse d’untel en tel lieu, à tel instant, en telle situation et devons donc relativiser notre façon de voir. Souvenons-nous des diverses facettes que nous avons montré sous le Band ou lors des enquêtes selon la variété des questions posées ! Ce que nous distinguons d’un autre est aussi soumis à l’erreur d’appréciation : le clown ne demeure pas ses journées durant grimé et souriant, ceci devrait nous rendre plus humbles dans le jugement de l’autre.

 

Mais au fait, qui sommes-nous pour nous permettre de juger ? On peut au plus estimer des actes comme allant vers un bon sens général mais ne jamais juger l’être. N’oublions pas qu’étiqueter untel comme étant ceci ou cela, c’est faire abstraction de son intégralité et de son devenir.

 

Résumons-nous rapidement : les miroirs renvoient plusieurs images de soi selon les différentes approches. Nous sommes donc tentés de croire à une multitude de façons d’être perçu, chaque facette différente de la prochaine contribue à un tout qui est notre essence, notre moi individuel. La conclusion est que nous sommes un être humain indivisible mais infiniment complexe.

 

Le miroir n’a heureusement qu’une fonction de témoin, il n’attire pas ce qui est beau et accepte ce qui ne l’est pas. Il permet toute image de l’instant. Pourtant depuis les temps anciens, une mémoire lui a été allouée et nombre de divinations utilisent miroirs, cristal de roche ou tout ce qui peut réfléchir la lumière.

 

Dans la Génèse (44-8) on apprend que la coupe de Joseph « qui lui sert pour boire et aussi pour lire les présages est retrouvée dans le sac de Benjamin. » Ailleurs, on attribue à Pythagore un miroir pour ses oracles. On apprend de Papus « qu’il a expérimenté un miroir magique venant d’Inde ». On parle dans cette même période que les F Mpratiquaient la divination par les disques magiques, sortes de morceaux de carton recouverts de papier colorés, ce dont je n’ai pas davantage de détails.

 

Quelqu’un a dit : « l’eau est le miroir de l’âme ». Cette correspondance a été souvent avancée par nos prédécesseurs et les écrivains ont laissé nombre de plumes d’encre. Dans le poème qui débute curieusement par « Homme libre, toujours tu chériras la mer », Baudelaire trouve que l’homme comme la mer est connu en surface et peu en profondeur. S’il est vrai que règles et outils ont été fabriqués pour descendre plus profond, plus on descend et plus on s’aperçoit pouvoir descendre encore.

 

Le miroir est un de ces moyens, son polissage le rend meilleur qu’un autre. Pour l’âme, c’est l’ascèse qui façonne sa grandeur. Ainsi beaucoup ont la chance de trouver dans notre démarche la possibilité de parfaire le miroir. Il y a ceux qui portent le Tab et ceux qui le soutiennent (et d’autres qui s’en servent lorsqu’ils sont atteint du syndrome de Jupiter « MOI JE » entre autre). Pourtant tous ces outils sont là, Rit , Symb, Trav, sont autant de moyens de se regarder en face.

 

Le Miroir, présent au soir de notre Ini, dès le Cabde Réf est un moyen de s’intérioriser, de faire face à la connaissance que l’on a de soi. Le candidat retrouve plus tard ce face à face a moment où il a enfin recouvré l’usage de la vue et la pleine lumière ! Avoir le nez contre le miroir, c’est déjà apprendre à se faire face.

 

Alors que peut nous apporter le miroir ? Mes FF La Lumière n’éclaire l’esprit humain que lorsque rien ne s’oppose à son rayonnement, il faut donc un moyen de dépasser l’illusion et les préjugés qui nous aveuglent ainsi que l’obscurité qui régne ne nous. Le miroir est un support à la réflexion sur soi, voire à la purification de l’âme. Ce travail d’introspection permet au M soit d’œuvrer humblement à l’édifice moral et intellectuel de l’humanité en commençant d’abord par travailler sur soi-même, ou soit d’élever des façades, des devantures, des décors de cinéma qui rutilent de décoration, d’honneurs ou de confiances en soi excessives.

 

Le reflet de la Maçrenvoyée par un F(du GODF travaillant au R REAA qui a rendu son Tab) m’a permis d’arriver jusqu’à toi. D’ailleurs j’en suis sorti, comme mon Parrain, par la force du libertinage et de la suffisance des hommes si loin de leurs idéaux. Jamais je n’aurais le courage d’Œdipe qui s’est délibérément aveuglé pour ne plus – je cite : « contempler avec les yeux remplis de honte le monde ancien, autrefois si lumineux ».

 

J’ai dit. Un F qui a préféré retirer son T plutôt que de le salir.

 

 

 

 

 

 

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6 novembre 2017 1 06 /11 /novembre /2017 14:30

La catastrophe française.

Adoptée sous la IIIème République, après des débats houleux, à l'initiative d'Aristide Briand, son rapporteur, et de Jean Jaurès, la loi du 11 décembre 1905, correspondait à un compromis. D'un côté, l'Église catholique qui condamnait le principe de la séparation de l'Église et de l'État, de l'autre le projet d'Émile Combes, qui visait à empêcher l'Église catholique de fonctionner selon ses propres règles.

 La loi de 1905 a eu pour but de sauvegarder la liberté de chacun. Après les réticences du Vatican, les accords entre Briand et Poincaré, d'une part, et le nonce Ceretti, d'autre part, normaliseront en 1922, les rapports avec Rome qui, deux ans auparavant, avaient rétabli les relations diplomatiques avec Paris.

 Premiers articles

 Article 1er: "La République assure la liberté de conscience. Elle garantit le libre exercice des cultes sous les seuls restrictions édictées ci-après dans l'intérêt de l'ordre public"

 Article 2: "La République ne reconnaît, ne salarie, ni ne subventionne aucun culte. En conséquence, à partir du 1er janvier qui suivra la promulgation de la présente-loi, seront supprimées des budgets de l'État, des départements et des communes, toutes dépenses relatives à l'exercice des cultes". – Hors Alsace.

Tout est dit dans l’Article 1 : assurance de la liberté de conscience. C’est-à-dire que l’État n’intervient pas dans la croyance ou non en un dieu qui reste de l’ordre du privé. En réciprocité, l’individu respecte l’espace public.

Cela assure le bien vivre ensemble préconisé par la République. L’individu est traité en toute égalité devant la loi, sa croyance n’est pas touchée.

Qu’en est-il aujourd’hui ?

Pendant 75 ans, chaque citoyen respectera l’Article 1er de la loi de 1905.

En 1980 apparait un livre « l’idéologie française » dont l’auteur est Bernard Henri Lévy. BHL est né en Algérie en 1948 et est donc de nationalité française.

Ce livre est un ramassis d’erreurs historiques et polémiques. La thèse est qu’il impute à TOUS les Français un antisémitisme outrancier qui était à l’œuvre durant la seconde guerre mondiale.

Cette vision va avoir deux conséquences énormes :

1° les français sont les complices des nazis.

2° les seules victimes des nazis sont les Juifs.

Nous savons d’après les faits que la France est le pays où les Juifs se sentent en sécurité et ce depuis plusieurs siècles. Nous savons qu’un grand nombre de Français ont sauvé des juifs et des enfants dans les campagnes. Nous savons que le GODF en fera l’apologie maintes fois lors de manifestations de souvenirs. Nous savons aussi qu’à plusieurs reprises l’État d’Israël accordera le titre de Juste à plusieurs de ces Français qui ont sauvé des Juifs de la barbarie nazi.

Par ailleurs, ceux qui moururent dans les camps de la mort ont été des Juifs et qu’il y a eu également des handicapés, des homosexuels, des Maçons, des Résistants, des communistes et tous ceux qui n’acceptaient pas la loi nazi.

Combien de morts durant cette nuit noire ? L’estimation est de l’ordre de 50 à 80 millions de morts ; on peut imputer aux nazis environ 50% des victimes et autant à Staline.

Ce qui est terriblement grave dans l’essai de BHL est qu’il laisse imaginer que la France est complice des nazis dans le massacre des chambre à gaz. Les Juifs ont été les victimes des Français.

La polémique explose.

En 1990 est votée la loi Gayssot.

Qui est Monsieur Gayssot ? C’est un homme politique siégeant au PCF. Il sera l’instigateur de la loi qui porte son nom. La loi no 90-615 du 13 juillet 1990 tendant à réprimer tout acte raciste, antisémite ou xénophobe, dite loi Gayssot.

Cette loi fut votée dans la précipitation car le 13 mai le cimetière juif de Carpentras fut profané par des néo-nazis.

Il y a trois choses à savoir.

1° cette loi est votée sous la présidence de Monsieur Mitterrand. Tout le monde sait que ce monsieur a été décoré de la Francisque par Pétain, l’allié des nazis en France. Mitterrand avait intérêt à ce que celle loi passe : elle le blanchissait de son appartenance et de sa collaboration avec les nazis.

2° Monsieur Gayssot membre du PCF attire l’attention sur sa loi et ainsi masque le nombre de morts sous Staline.

3° Il victimise le Juif et en fait un citoyen français à part. Elle fait entendre qu’elle protège la communauté juive.

Tiens où est passé la loi de 1905 où tout citoyen français est égale devant la loi ?

L’idéologie française poursuit son œuvre.

Nous sommes en 1995, Jacques Chirac va prononcer son discours, lors du 53éme anniversaire du Vel D’hiv dans la droite ligne que la France est complice des nazis. Jacques Chirac : « La folie criminelle de l’occupant a été secondée par des Français et par l’État français » Nouvel Obs du 20.07.1995. Chirac est le 1er Président à faire la distinction entre les Français et les Juifs (pourtant eux aussi français). Il est le premier à casser la Laïcité et à construire le communautarisme.

Il contredit le Gal de Gaulle qui jamais ne pouvait aller dans ce sens lui le 1er Résistant du 18 juin.

Or Mitterrand jamais n’avait été jusque-là : « Je ne ferai pas d’excuses au nom de la France. La République n’a rien à voir avec cela » - Libération du 17 juillet 1995.

Le mal est fait. Jospin, Premier ministre Socialiste de Chirac le suivra en décrétant l’indemnisation des orphelins juifs. C’est sous Jean Pierre Raffarin que tous les orphelins des déportés seront indemnisés. Cette mesure permettait aux Juifs de redevenir des citoyens français à part entière.

Quelques années plus tard, les conséquences seront plus grandes. En effet si un Président de la République reconnait la responsabilité de l’État Français dans la déportation des juifs, il est tout à fait clair que l’État français devra reconnaitre sa responsabilité dans la déportation des Noirs.

Cependant nous allons voir que les Noirs aussi réclament leur reconnaissance en se basant sur la loi Gayssot. En 1685 Louis XIV, conjointement avec Colbert, signe le Code Noir. Le Code Noir ou - Édit sur la police des esclaves – est promulgué. Il vise à fixer le statut juridique des esclaves dans les Antilles françaises. Christiane Taubira sera une ardente militante indépendantiste de la Guyane.

Voilà comment, en quelques années, une loi qui stipulait et garantissait que chaque citoyen est égal devant la loi, est devenu caduque. Et maintenant chaque communauté revendique des dommages et intérêts à l’État Français sous une forme ou une autre.

Mais ce n’est pas fini. Aujourd’hui un nouveau Président vient de demander pardon à  l’Algérie : « Emmanuel Macron est passé un ton au-dessus de ses devanciers à Alger en qualifiant la colonisation de « crime », de « crime contre l'humanité » et de « vraie barbarie ».

Je laisse à chacun d’imaginer la suite des revendications de l’Algérie envers la France. 

J’exhorte tous les lecteurs qui souhaitent avoir des preuves sur ce post de lire : « Judéomanie  - Elle nuit aux juifs, elle nuit à la République » de Jean Robin. Qui m'a inspiré.

ISBN : 2-9523647-2-9

 

 

 

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9 septembre 2017 6 09 /09 /septembre /2017 17:24

Ma liberté d’être.

Ce qui différencie l’Homme de l’Animal est sa capacité à anticiper une action, par le langage et la transmission

1. de son savoir,

2. la transmission au niveau cellulaire (adaptation de notre corps à  la station verticale),

3. l’invention de l’écriture qui permet l’acquisition des connaissances et donne le   pouvoir d’organisation. Wigner (Nobel 1963) digne héritier d’Aristote, concevra une possible action de la pensée sur la matière. La physique quantique affirmera par la suite.

La plus grande découverte de notre époque est que l’homme peut transformer les circonstances de sa vie en changeant ses pensées et ses sentiments.

Les seules certitudes que nous ayons appris de la psychologie depuis Mesmer, Freud, Jung, Pavlov et leurs continuateurs sont :

  1. Que toute pensée, toute action, tout jugement n’exprime que des désirs (pulsions) inconscients,

  2. Que notre système nerveux isole des critères préférentiellement à d’autres dans notre relation avec l’environnement, et de ce fait, notre vision d’un acte sera personnelle, incomplète et partiale.

 3. Qu’il y a recherche de la valorisation de soi vis à vis de soi-même et /ou de son entourage – apprentissage motivationnel.

Alors, compte tenu de ce préambule, je pose cette question : où se trouve ma Liberté ? Puis-je la quantifier ?

Albert JACQUARD, célèbre généticien nous enseigne que nous sommes tributaires de la méiose - l’avoir chromosomique de nos deux parents respectifs. Nous sommes une création unique et indivisible sauf les jumeaux monozygotes – et personne ne pourra être notre copie conforme dans le futur, hormis le clonage humain possible (?) Cette unicité est effective sur le plan cellulaire, donc sur le système nerveux. L’individu va être modelé par notre habitus primaire et l’Ethos socioculturel ambiant. Il va s’ensuivre que nous allons avoir des pulsions émanant de nos inconscients, biologique, culturel et personnel qui reflèteront cette unicité, très dissemblable de celle du voisin et même de celle de nos frères et sœurs.

Ces trois processus agissent à notre insu et nous dirigent. Quel sens peut avoir cette liberté que nous revendiquons tous, dans notre supermarché préféré lorsque notre main choisit telle boite de nourriture ou telle autre ?

Si nous discutons avec un nord-américain, nous nous apercevons vite que sa liberté s’arrête au-dessous de la ceinture. En France, elle signifie de pouvoir jouir de quelque chose ou bien d’un droit interdit à l’autre. Je fais référence à notre antériorité culturelle remontant en septembre 1620 pour les Américains et 1789 pour les Français.

Tout est conditionné par notre inconscient culturel, personnel et notre histoire qui existent dans nos cellules dont nous sommes tributaires par l’A.D.N. Nous agissons sans connaître l’origine de notre choix.

En 1870, Thiers récompensa les Communards de leur échec en les exilant à l’autre bout du monde, en Nouvelle Calédonie. Que pouvaient-ils faire une fois sur place ? Aller étudier les mœurs des Kanaks et adopter leur mode de vie ? Elaborer le projet de vie pour lequel ils s’étaient battus ? Non, seuls, loin de leurs repères, ils bâtirent une société identique à celle qu’ils avaient combattue ! En sommes-nous conscient ?

Lücher nous le démontre lorsqu’il nous demande de hiérarchiser le choix de 8 couleurs. La combinaison obtenue permet au psychologue de pénétrer l’inconscient de l’individu. Alors comment prendre conscience des pulsions qui sont contrôlées par nos automatismes socioculturels ?

La grande manipulation de notre environnement est d’avoir convaincu chacun que la liberté était dans l’obéissance au Droit institué par la Classe Dominante et à sa hiérarchie qui fonde la Société. Nous retrouvons ce processus dans toutes les Organisations humaines, qu’elles soient Publiques, Religieuses, Spirituelles comme dans la Franc-maçonnerie où elle se décline dans toutes les hiérarchies. 

Le concept de liberté va de pair avec le concept de “ responsabilité ”.

Celle-ci s’accroît avec le niveau atteint dans la hiérarchie de l’organisation. Mais s’il existe peu de liberté à la décision (celle-ci étant le résultat de nos pulsions inconscientes), peut-il exister une responsabilité ? On peut dire est que l’accomplissement d’une fonction demande un niveau de compétences acquis grâce aux connaissances, à l’expérience technique et aux informations professionnelles en relation avec le poste occupé.

Malheureusement, nous oublions souvent d'inclure dans nos critères les aptitudes de l'impétrant. Le "seuil de Peter" peut très bien être vite atteint. Cette notion est importante. Elle entraîne des conséquences au niveau du choix d’un des 10 styles de management étudiés ailleurs. 

Quel que soit le style de management adopté par le responsable de l’Organisation, chaque composante de celle-ci va toujours essayer de sauvegarder son territoire de compétences (le cadre connu dans lequel l’employé évolue est appelé « zone de confort ») et qui lui est assigné le jour de l’embauche. Avant toute transformation d’une responsabilité, d’un poste, d’une organisation, on assiste souvent à une force d’inertie de la part des subordonnés. Il est vital de préparer cette évolution pour qu’elle soit comprise et acceptée. Tout responsable de toute Organisation doit être conscient que chaque composante de celle-ci évolue en fonction de l’âge et de son environnement.

L’Organisation est aussi un Etre moral vivant et non physique ayant besoin de se pérenniser. L’Etre physique et l’Ere moral sont complémentaires et ont besoin l’un de l’autre pour croître. S’il y a conflit d’intérêt entre les deux, l’individu fera passer ses propres intérêts au détriment de ceux de l’Organisation. L’Organisation, ou ses représentants, ont la responsabilité de faire en sorte que les intérêts de l’individu soient compatibles avec les intérêts de l’Organisation. Chacun doit jouer gagnant – gagnant. Cette notion n’est pas évidente de prime abord.

Nous pensons agir en Homme libre alors que la Classe Dominante nous installe sur des « rails ». Depuis notre petite enfance nous baignons dans cet inconscient culturel (Catégorie socio-cullturel). Tel qu’il est perçu par notre Société, le concept de liberté est une tromperie. Admettre la polysémie du terme apprend à être tolérant. Certains « déraillent » d’avoir remis en question ce concept admis de liberté et vont se faire soigner dans les services psychiatriques ou en prison pour calmer leur pulsion inassouvie ou leur désaccord.

La liberté est un outil dangereux qui ne se manipule pas aisément.

Cependant nous pouvons opposer “ liberté ” et “ déterminisme ”. Le déterminisme implique un principe de causalité linéaire. La liberté accepte le choix, sous tendant la part d’aventure qu’a l’Homme à découvrir les lois du déterminisme et à les comprendre. Tous les jours, l’Homme est en équilibre instable, dès qu’il a les deux pieds sur le sol, il s’immobilise, il n’avance plus. Il oscille sans arrêt entre des choix opposés et une troisième voie possible. Voilà où se trouve la liberté que chacun se construit, choix après choix, acte après acte, jour après jour en fonction de sa sagesse ou de sa témérité. On sait aujourd’hui que tout Homme a le pouvoir de dire Oui ou Non dans la mesure où il prend conscience des mécanismes motivationnels qui le régissent. Ceci est primordial. Faisons une digression pour expliquer ce fait, seul espace de liberté que peut s’octroyer l’Homme. Le reste du temps, celui-ci avance, souvent à cause d’une paresse intellectuelle, dans la vie agissant en Etre d’habitudes où la mémoire longue tient un grand rôle et où ses croyances déterminent ses comportements.

Chaque effet est, lui-même, cause d’un précédent effet qui sera cause d’un futur effet et ainsi de suite..... Chaque élément influence l’ensemble, lui-même indissociablement lié à chaque élément du tout.

 Nous voilà pris :

soit dans une spirale ascendante (si on est constructif et positif) :

1.   je suis rayonnant, j’attire la sympathie,

2.   j’aimante la sympathie, on me passe des commandes

3.   on me passe des commandes, je gagne bien ma vie,

4.   je gagne bien ma vie, je suis rayonnant......

soit dans une spirale descendante (si on est négatif et destructif) :

1.   je crois que je n’ai pas tout ce qu’il me faut pour travailler, je me recroqueville

2.  je me recroqueville, je me trouve des excuses fallacieuses

3.  je me trouve des excuses fallacieuses, je ne prospecte pas

4.  je ne prospecte pas, j’ai de moins en moins de commandes

5.  j’ai de moins en moins de commandes, on me licencie,

6.   on me licencie..........

Ici c’est le cercle vicieux des enchaînements malheureux. Il apparaît donc, peu opérationnel, de chercher la cause puisque la « chaîne » est sans commencement ni fin......

Nous voilà au cœur de la difficulté.

 Quels sont les messages, cette conviction intime que le sujet retient, nourrit, entretient à longueur de journée, des mois durant ? Voilà installé le triangle dramatique.

 

 

Notre sujet est une victime consentante qui est persécutée par ses propres messages négatifs itératifs. Il a tellement intériorisé cette conviction qu’elle sourde dans son attitude, ses gestes, ses paroles, son raisonnement. Devant ce malaise, notre victime va trouver un sauveteur -lui même - qui va lui conseiller tel ou tel message en fonction de son tempérament profond.

Ces personnages s’inscrivent dans une stratégie de perdant. Si leur personnalité est forte, ils vont tout mettre en œuvre pour emporter la certitude des autres. Pour avoir raison et justifier leurs opinions au gré de leur tempérament, de leur intelligence, ils vont détruire, casser autant que faire se peut, toute tentative de consensus, de récupération d’un groupe, d’une entreprise de reconstruction de la cohésion interne de l’individu - du « colligentes »- Ils peuvent alors appliquer le jusqu’au boutisse.... plutôt que de reconnaître leur erreur qui les remettrait en cause. Il n’en est pas question. Parfois ces personnes fonctionnent ainsi depuis des décennies souffrant mille martyres mais incapable de se regarder dans la « glace » et découvrir ainsi l’origine de leur propre misère.... 

Un individu normalement sain et équilibré sait, inconsciemment, où il se trouve par rapport à lui-même et aux autres dans son environnement : le monde extérieur est souvent l’extériorisation de son monde intérieur, « dis-moi qui tu fréquentes, je te dirai qui tu es » affirme la vox populi. Habituellement, si parmi l’entourage de notre homme (ou femme) sain, une personnalité toxique, corrompue travaille, elle la ressent immédiatement. Cette personne peut se poser des questions sur sa propre croyance : « est-ce moi qui ait attiré celle-ci ? ou est- ce moi qui suis ainsi ? » Un peu d’observation de son entourage et un peu d’introspection vont vite lui donner la réponse.

L’antidote : développer et poursuivre une stratégie gagnante, positive et objective :

  • Nous savons par expérience que le cerveau est incapable de dissocier la réalité vécue de l’imagination visualisée. Les psychologues connaissent bien les répercussions des rêves sur la réalité du vécu journalier.
  • Nous savons depuis EINSTEIN que le temps est relatif : qu’hier peut être aujourd’hui égal à demain.
  • Nous savons que les meilleurs moyens pour agir sont avant et après l’action.

Avant on prépare l’action (appel aux souvenirs, à l’imagination, à la projection)

Après permet d’analyser l’action afin d’apporter les correctifs nécessaires pour atteindre le but fixé.

Examiner "après" est une façon de prévoir "avant". Le moment de peser l’action à venir en se remémorant l’avant EST le moment présent. (Ici et maintenant)

L’après va devenir l’avant de l’avant du moment présent de l’action

 

Nous pouvons maintenant transformer le « Triangle dramatique » par le « Triangle de l’Etre »

Nous changeons Persécuteur     par    Pouvoir

Sauveur      par    Savoir

Victime       par    Vouloir

 

   

C’est « je suis » qui, possédant ces trois données, ayant développé son « colligentes », ayant constitué sa cohérence interne, va pourvoir jouer avec l’Avoir, l’Etre et le Faire. 

Il devient acteur de sa propre vie, il agit, il a confiance en lui, il a foi en lui : confiance = avec foi.

Il accepte ce qu’il EST

  • L’acceptation, c’est se dire, à tous moments : que c’est bien d’être ce que Je suis
  • L’acceptation, c’est comprendre pourquoi Je fais ce que Je fais, « Je » se rappelle ce que Je suis. « Je suis » doit dominer les événements.
  • L’acceptation c’est se voir comme une personne en devenir ininterrompu, dont l’environnement, les biens, le corps, les actes, les préoccupations, les émotions, les souvenirs reflètent ce que « Je suis » est en train de devenir.
  • L’acceptation, c’est comprendre que chaque aspect de sa réalité peut servir d’indice révélateur de ses croyances profondes, de son intime conviction, ce sont elles qui, ici et maintenant aident à devenir.

  DESCARTES dit : « Je pense donc je suis » , aujourd’hui, il faut oser dire :

          «  je suis ce que je pense »

Je suis la totalité de mes croyances, la totalité de mes pensées. Il faut être convaincu que l’espace de liberté de l’Homme se situe dans le statut quo ou la remise en cause de ses pensées.

Ici et maintenant, hic et nunc, qu’elle est mon intime conviction ?

  • Est-elle négative ?
  • Est-elle positive ?

Ce ressentir est du domaine des réactions liées à mes émotions.

Est-ce que je ressens : la peur ? la colère ? la tristesse ? ou la joie ?

Suis-je pessimiste ? optimiste ?

Quels sont mes messages préférés ?

  • L’homme est un loup pour l’homme ?
  • La vie n’est pas une partie de plaisir !

ou

  • le succès m’appartient
  • les possibilités m’appartiennent

Le résultat de ma cogitation que j’en sois conscient ou non, se matérialise sur le concret. N’oublions pas la parole du sage :

« ce qui est en bas et comme ce qui est en haut »

Nous prenons conscience que nous sommes dans un courant systémique « cause – effets » qui implique notre responsabilité face à nous-même et à notre environnement.

Il est aussi facile d’apprendre à conduire à gauche qu’à droite. Il est aussi aisé d’adopter une manière de vivre qu’une autre. La différence se trouve dans le résultat : succès ou échec.

Il est aussi facile de se conduire positivement que le contraire, on change aussi naturellement d’attitude en disant oui ou non mais il faut en prendre conscience. Là se trouve notre liberté réelle.

La prise de conscience n’est pas évidente. On ébranle le comportement, la croyance de l’individu, ce pour quoi il vit, parfois par atavisme. On met en cause les fondements de l’Etre, les habitudes instaurées qui peuvent induire un complexe de culpabilité si cette remise en question est mal gérée. 

Concrètement, nous venons de constater que l’individu est un ETRE d’émotions et de ressentis qu’il essaie de s’exprimer plus ou moins adroitement par le truchement de la raison.

Nous pouvons constater, par observation consciente, que si nous décidons que la journée d’aujourd’hui sera mauvaise, elle le deviendra : nous allons repérer, inventorier, comptabiliser tous les aspects négatifs chez nous et les autres inconsciemment ou non (ce qui serait pire), teintant notre humeur de colère, d’agressivité et autres vilenies.

A contrario, si nous décrétons qu’aujourd’hui sera une réussite, elle l’est car nous allons centrer toute notre attention sur ce qui est positif, louable, nos mini-succès et notre humeur rayonnera, comme notre sourire : nous sommes serein et confiant.

Le Savoir est du domaine de la conscience, le Pouvoir est l’action qui annonce le résultat,

Cette décision est de l’ordre du Vouloir, du moteur énergétique de l’individu, du cœur. Attention, si on veut, on ne peut peut-être pas, par contre si on peut, le vouloir est  notre maître.

Selon la description du Pouvoir, on reconnaîtra la qualité du Vouloir, la valeur du Savoir.

Ce raccourci nous montre que le concept de Liberté est rarement analysé et favorise l’établissement des hiérarchies de dominance qui sont librement consenties et acceptées par tout un chacun. Elle est la base de notre Société.

Il est curieux de constater combien l’Homme de notre Civilisation est attaché au terme de Liberté chez nous. Ce concept sécurise. Les grandes surfaces alimentaires ont basé leur fortune sur cette particularité. Maslow, lui nous démontre que nous recherchons à satisfaire notre besoin d’appartenance au groupe, qu’il soit familial, professionnel, régional, associatif etc. Pour ce faire nous allons imiter celui qui est représentatif de ce groupe. En faisant ainsi, nous admettons sa dominance sur nous (pour le meilleur et parfois pour le pire) et acceptons le principe de hiérarchisation.

De ce fait, nous sommes confrontés à la liberté de ceux qui occupent notre environnement immédiat. De cette confrontation naîtront le principe de hiérarchisation des individus, des uns par rapport aux autres et les conflits de pouvoir.

Alors que choisissons-nous ? Etre créateurs d’idées, de richesses gagnant pour moi en tant personne physique et gagnant pour la personne morale qui fait partie de mon environnement ou être sous la dépendance d’un névrotique ?

Les troubles névrotiques sont imprégnés d’une tonalité dépressive que l’individu essaie de compenser à notre dépend. Dans cette optique-là, il est impossible de jouer gagnant-gagnant. Ce jeu devient gagnant pour moi donc perdant pour toi.

Là se trouve notre liberté de choix.

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